Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 21:34
Pour être sûrs de ne pas manquer notre dernier vol, nous nous sommes rendus à l’aéroport 4 heures avant! C’est-à-dire qu’en fait, on n’a pas vraiment pris la peine de regarder l’heure de départ, on croyait se souvenir que le vol était vers midi, donc on s’est pointé à 10 heures, pour un vol à 14 heures. Ce n’est pas un bon départ pour une grosse journée de voyage de rajouter 2 heures à l’aéroport, au lieu de se la couler douce à l’auberge avec internet. A l’enregistrement, le ticket bagages a été mal imprimé et indique que notre vol Londres-Paris se fera la veille de notre arrivée à Londres. Je demande à le faire rectifier 2 fois puis à Jo’burg 2 fois, (et même à Londres plus tard) mais sans succès.
Nous avons ingurgité les derniers sandwichs et, honnêtement, seulement la moitié parce que personne n’en peut plus des sandwichs.

10 Windhoek - Départ 02

Sur la piste de Windhoek, c’est toujours le même vertige de la platitude.

10 Windhoek - Départ 03

Vol sans histoire, 4 heures d’attente à Jo’burg, puis le vol British Airways vers Londres, plein à craquer. Pas vraiment possible de dormir avec les enfants qui eux dorment sur nos genoux. Il est très long ce vol …

Bon j’arrête. Pas vraiment intéressant cet article. Pas vraiment trépidant de vous décrire les déambulations dans les aéroports. Bien sûr, ils nous ont perdu un bagage sur notre dernier vol alors que pas un pendant un an. Bien sûr, c’est celui qui contient les fringues donc on va déambuler pendant plusieurs jours en habits de brousse qui sentent la brousse. Mais bon, c’est du classique.

C’est le problème avec les blogs de voyage quand on ne voyage plus, il faut savoir les arrêter. Sinon, dans une semaine, je vais vous mettre des photos de Virginie en train d’arracher des mauvaises herbes dans le jardin ou du remontage d’une armoire Ikéa. Cela va me faire drôle de ne plus écrire mais avec la reprise du travail, je vais pouvoir inonder mes collègues d'emails.

10 Paris - Retour 01

Alors je peux vous dire par avance que les retrouvailles tant attendues avec la famille et les amis vont être pleines d’émotions, et que l’on va être heureux d’être rentrés, et heureux d’être partis en même temps. Qu’on va beaucoup trop manger de fromages et abuser du vin de qualité, puis des cubis. Qu’on va avoir des réflexions intelligentes sur les avancées socio-économiques de l’Europe en notre absence comme « Tiens, ils ont rajouté une lame de plus sur les rasoirs, 5 lames c’est chouette ! ». Que les enfants vont être comme des grenades sans goupilles pendant plusieurs jours. Qu’ensuite, les parents vont déprimer devant l’ampleur des travaux et du déballage qu’il y aura à faire à la maison, que la reprise du travail ne va pas être facile, … Mais je ne vais pas vous décrire tout cela.

10-Paris---Retour-02.JPG

Cela nous a fait plaisir de partager l’aventure avec vous et de lire vos commentaires; contents d‘être loin, cela nous a fait plaisir d‘avoir le soutien et des nouvelles des proches et les encouragements des anonymes; nous sommes bien sûr à la disposition de ceux qui partent pour leur prodiguer de mauvais conseils. Nous avons évidemment de nombreuses personnes à remercier, qui ont contribué à la beauté de cette aventure, mais nous le ferons en direct, pas sur ce blog. Je crois aussi que je vais m'abstenir de vous livrer mes réflexions avant-gardistes sur la vie et sur le monde. Je sais que vous allez y perdre, qu'il vous faudra des années avant d'articuler ce que je pourrais vous livrer là, tout de suite, mais le voyage est plus important que la destination.

Un petit cadeau avant de se quitter en ligne. Voilà une photo qui nous a mis le sourire en partant de Namibie, et qui, j‘espère, vous donnera l‘envie d’aller voir sur place, et pourquoi pas, d‘aller voir ailleurs.

10 Windhoek - Départ 09

Et puis une petite musique à écouter qui rappellera les sonorités du début du voyage (merci Lenny pour la version originale).

Bonne journée à toutes et à tous. Que du bonheur!

 

Parcours global

Par Famille Ducasse - Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 16:45

Retour à Windhoek, nous rendons le 4x4 et nous installons à l'auberge de jeunesse qui aurait besoin d'un petit coup (de jeunesse).

C'est encore une fin de voyage, comme les 12 précédentes, occupée par le relâchement, la logistique et le blog (le budget et les itinéraires sont à jour).

La Namibie nous a marqués par son immensité. Ce n'est pas si grand que cela en fait, un peu plus grand que la France, mais il n'y a que 2 millions d'habitants alors cela paraît ridiculement vide!

2 millions d'habitants mais quand même une quinzaine d'ethnies avec des tensions et des ressentiments.

Les paysages sont magnifiques mais, pour le futur développement, je proposerais que le ministère du tourisme Namibien fasse un stage de quelques jours en Nouvelle-Zélande. Juste pour découvrir le bon usage de quelques panneaux indicateurs, cela manque parfois, d'un petit plan ou d'une carte du parc à jour, comme cela, pour aider (mais pas trop pour gardr le côté baroude), et pour convaincre que le sourire est toujours agréable. Nous avons vu peu de visages et les visages souriants se comptaient sur les doigts d’une main.

Pendant qu'on y est, pour le futur développement, je pense qu'il ne faut pas hésiter à faire des hivers avec des nuits moins froides.

Les enfants ont adoré finir par ce pays car les animaux les ont tenu en haleine pendant tout ce voyage éprouvant. 6000 kilomètres de piste en moins d‘un mois (sans conteste les meilleures routes de graviers du monde!), du camping à la fraîche, une overdose de barbecues de saucisses et de viande rouge …

Bien sûr, avec le recul, on aurait bien rajouté un mois de plus au tour du monde afin de zapper le sud de la Namibie mais pour ajouter la bande de Caprivi au Nord-est, le passage par la Zambie, le Botswana et l'Afrique du Sud pour laisser la voiture à Johannesburg ou au Cap! Mais on était un peu juste au niveau temps! Un an, c'est trop court.

Nous avons déjà des destinations pour un prochain périple. Les enfants ont mis dans la liste le Japon, la Mongolie, l'Inde; de notre côté, nous voudrions aussi les emmener dans le Mustang au Népal puis passer au Tibet. Il faut retourner en Birmanie aussi, et puis on pourrait repasser par Tahiti pour aller en Amérique du Sud et en Amérique Centrale. Et quitte à tourner dans ce sens, une escale en Afrique finira la boucle. La fois d'après, on commencera par le Moyen-Orient avant de remonter par la Caspienne, traverser la Russie pour atteindre l'Alaska et découvrir l'Ouest du Canada.

Bref, il nous reste quelques projets de voyage, malgré un an sur la route.

Pour l'heure, nous allons faire nos 26 heures de voyage pour rejoindre Paris, passer le week-end en famille et avec des amis, faire un aller-retour en Belgique pour calmer la situation politique, acheter des bières et du pain cramique, puis redescendre dans le sud de la France pour goûter enfin à des températures clémentes, en famille de nouveau.

Nous allons laisser la scène médiatique à d'autres familles en partance (le jour de notre retour, demain le 22 juillet, c'est au tour de Marie, Damien et Clément de partir pour un an. On ne se connaît pas, juste par blog et mail). On les envie bien sûr … Nous avons l'impression que le jour de notre premier départ était hier.
On avait l’air de ça à Roissy:

Départ de Roissy 4

On aura plus ou moins l'air de ça dans 2 jours à Orly, un peu plus fripés peut-être (les vêtements et la peau), mais indubitablement heureux de la chance que nous avons eue de vivre cette aventure à 4!

Par Famille Ducasse - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 11:11

Pour notre dernière semaine, nous amorçons la remontée de la Namibie en poursuivant la descente. Nous tournons vers le Sud, vers Hobas, point d’entrée nord du canyon creusée par le rivière Fish depuis des lustres. Le canyon est le deuxième plus grand du monde après « le Grand Cayon US ». Il mesure 160 kms de longueur, 27 kms dans sa partie la plus large et sa profondeur atteint 550 m. Cela ne vous dit rien, moins non plus. Il faut aller voir pour … le voir.

La route qui descend vers Hobas est assez mauvaise et sans grand intérêt. Les plateaux disparaissent rapidement et ne sont remplacés que par de la plaine caillouteuse dans laquelle fleurissent les trains et les autruches.

08 Fish River Canyon - route de Hobbas 01  08 Fish River Canyon - route de Hobbas 06

Comme nous avons le temps, nous nous arrêtons pour la journée sur la route dans un camp dédié à la vieille mécanique, ce qui permet aux enfants de se défouler sans heurts.

08 Fish River Canyon - Road house camp 06

Le camp possède aussi une connexion internet tellement lente qu’ouvrir un mail lui est souvent impossible. Et moi qui fondais tous mes espoirs sur cette connexion inespérée pour publier mon retard de blog! C’est encore raté. Une après-midi pour publier 2 textes sans photos! J’en profite quand même pour recharger toutes les batteries, de PC, d’appareils photos, iPod, et autres, car nous avons été privés d’électricité depuis plusieurs jours.

Et puis, on en profite pour glander, quoi! Enfin, pour faire des lessives, l’école, l’installation, le feu, etc, et puis pour glander 5 minutes. Notre corps s’est mis au diapason du paysage que nous avons traversé. Notre peau est tellement sèche que les craqûres font saigner toutes les phalanges et les bouts de doigts. Nos mains ne sont que des plaies. Il nous faut crémer les enfants sur tout le corps car des coupures apparaissent un peu partout, du fait du froid. Jamais je n’aurai cru que cela nous arriverait en Afrique!

Le lendemain matin, force est de constater que le vent et le froid n’ont plu à personne! Tout le monde est de mauvaise humeur. Quand nous arrivons au Fish river Canyon, personne n’a vraiment envie de se balader. Le chemin est rocailleux, le canyon si grand que tu as beau marcher une heure, la vue ne change pas.

08 Fish River Canyon - Vue 01

08 Fish River Canyon - Vue 15

08 Fish River Canyon - Vue 11

Que montre la photo? Qu’on a tous des têtes pas possibles et qu’il faut qu’on se reprenne!

Pour tout dire, le paysage ne nous plait pas plus que cela, et au lieu de passer une seconde nuit ici, nous décidons de changer de région pour changer de paysage.

Nous remontons donc la route jusque Keetmanshoop, une petite ville de passage pour les Sud-Africains qui remonte la Namibie.

Voilà encore une ville bizarre, où le lieu le plus vivant est le débit de boissons. Les abords du supermarché n’ont pas l’air tranquilles et je reste dans la voiture pendant les petites courses. Dans les 30 minutes suivantes, des gars vont à plusieurs reprises essayer d’ouvrir les différentes portes de la voiture en m’occupant par ailleurs. Nous quittons donc vite cette bourgade et allons nous installer dans un camp qui jouxte une forêt de Quiver tree ou Kokerboom.

Ce n’est pas un arbre mais une plante aloé en fait. Et son écorce et ses branches robustes en ont fait le meilleur matériau pour la fabrication des carquois des flèches des tribus Bushmens et Hotentots.

08 Keetmantshoop - quivertree forest 09

La plante ne fleurit qu’à l’âge de 20 à 30 ans et tous les spécimens de la forêt ont plus de 200 ans.

Comme il leur faut de gros rochers noirs et rouges pour ancrer leurs racines et garder la chaleur, la forêt est un super terrain de jeux pour les enfants. On rencontre en plus des centaines de marmottes pas farouches. L’après-midi se finit mieux que n’a commencé la journée.

08 Keetmantshoop - quivertree forest 32

08 Keetmantshoop - quivertree forest 65

Le lendemain matin, après le jeu dans les kokerbooms, les enfants vont poursuivre l’escalade dans un lieu appelé Giants’ playground, un lieu insolite jonché de milliers de pierres pareilles à des petits cubes qu’utiliseraient des géants pour jouer.

08 Keetmantshoop - Giants playgroung 13  08 Keetmantshoop - Giants playgroung 19

08 Keetmantshoop - Giants playgroung 06

Nous poussons ensuite quelques kilomètres de plus pour nous installer dans un petit camp parsemé de kokerbooms. Les enfants repartent en chasse pour l’après-midi.

08 Keetmantshoop - Garas camp 06

08 Keetmantshoop - Garas camp 09

Nous rencontrons là un gars super sympa, chargé de gérer le camp. Nous sympathisons avec lui et passons notre temps à discuter. C’est un Nama, la tribu qui s’installa la première dans le Sud, et il parle un des dialectes Khoisan qui ressemble au San des Bushmens (celui de « Les Dieux sont tombés sur la tête »). Pendant que je tente d’apprendre les rudiments et la prononciation des 4 cliks de base, il apprend le Français. Il est clairement plus doué que moi pour les langues.

08 Keetmantshoop - Garas camp 24

Les quelques heures avec lui font du bien et la conversation est instructive.

Nous le quittons le lendemain pour pénétrer dans le Kalahari, vers l’Est. Le Kalahari s’étend sur le Botswana, l’Afrique du Sud et la Namibie. Il existe une réserve qui traverse les 2 premiers, mais en Namibie, rien de cela. Pas de site particulier, pas de parc, le désert. Les dunes rouges sont présentes, elles courent sur un axe Sud-est / Nord-ouest, parallèles, pas très hautes, en vagues recouvertes par la végétation. Elles sont presque invisibles en fait. Nous roulons sur une centaine de kilomètres pour essayer de trouver un endroit où nous arrêter puis partons faire une promenade pour surprendre les animaux.

Nous voyons quelques Kudus et Springboks mais les dunes sont discrètes.

Le soir à 18 heures, la température est passée en-dessous de zéro et va descendre très basse pendant la nuit. Impossible de dormir, même avec tous les vêtements que nous gardons.

Le lendemain, nous cherchons un endroit d’où nous pourrions partir explorer les dunes et nous reposer, mais les 2 établissements que nous trouvons affichent complet. Ce sont des établissements haut de gamme et il semble que le Kalahari fournisse le cadre pour les étapes de charme. C’est un cadre, un paysage sur quelques centaines de mètres de dunes découvertes, pas vraiment un endroit vivant.

Nous remontons donc vers Windhoek, bien plus que prévu initialement car nous avions prévu de rester dans le Kalahari. Nous aboutissons à Rehoboth, à 80 kms de Windhoek, dans un camping au bord d’un lac.

Belles installations, et en prime, un accès internet.

09 Rehoboth - lac 01

En quelques heures, Louis va trouver le moyen de s’ouvrir profondément le genou, puis de s’enfoncer une longue épine dans le dos (les buissons sont dangereux ici), et enfin de s’en planter assez dans la main droite pour la faire enfler.

La nuit est encore plus froide que la précédente, la fraîcheur du lac gommant la chaleur dès 16 heures. C’est la nuit de trop et au matin, Virginie ne peut pas se lever. Mal à la gorge, à la tête, au dos, …

Comme ce camping possède aussi des chalets au bord du lac, je range les affaires et nous partons nous installer, pour 5 fois le prix du camping, dans un chalet de luxe, 2 chambres, 3 salles de bains, tout équipé. Le temps d’installer Virginie dans une chambre avec un radiateur et les enfants devant un dessin animé, je pars faire les courses, reviens, laisse les phares allumés et vide la batterie. Une petite après-midi de lessive, rangement, baby-sitting, lavage de voiture, me prépare à la triste nouvelle que je découvre le soir, au moment où je pensais m’échapper pour aller sur internet.

Quelques balades nous permettent d’approcher à pied de zèbres, gnous, antilopes, Kudus, girafes, …

09 Rehoboth - lac 03

09 Rehoboth - lac 09

Le lendemain, Virginie ne peut toujours pas se lever, et coup de chance, le chalet est encore libre pour une journée. Bis repetita. Les enfants ne sont pas mécontents d’avoir leur chambre, la télé, de pouvoir jouer sur la terrasse, courir après les canes qui viennent sur la berge, de trouver des beaux cailloux, de les jeter sur les cormorans, …

Et pour tout dire, je ne pensais pas que dormir dans un lit, sous une couette, au chaud entre 4 murs serait une sensation aussi délicieuse. Pour un peu on s’habituerait.

09 Rehoboth - lac 08

Bon, avec tout cela, nos derniers jours en Namibie n’ont pas du tout été conformes au programme. Nous devions camper dans le désert du Kalahari mais on ne l’a pas vu. Nous devions faire un détour par une réserve intéressante mais on n’a pas pu. Le temps a filé et on a déroulé. Ce n’est pas l’apothéose mais c’est la fin quand même. Pour notre dernier jour, nous irons rendre la voiture, faire des emplettes de souvenirs, et nous préparer pour le vol Windhoek - Johannesburg, l’attente, puis le vol Johannesburg - Londres, puis l’attente, puis le vol Londres - Paris, puis … la joie de vous revoir tous!

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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 16:21

Il faut en fait contourner le massif des Naukluft pour accéder au parc. Nous faisons un petit détour pour trouver un peu d’essence et être plus à l’aise mais les indications du Lonely sont dépassées depuis 6 ans. Tant pis, on va enlever la climatisation.

Nous arrivons au parc pour le repas de midi et nous installons en bord de rivière, à l’ombre, dans un petit camp ramassé. Nous partons pour une promenade qui remonte la rivière en passant d’une rive à l’autre, obligeant à sauter de rochers en rochers, à faire de petites escalades, à passer dans des broussailles, bref, la balade idéale.

Le massif est caractérisé par des plateaux qui s’élèvent au-dessus de la plaine du Namib, et qui ont été creusés par 3 rivières, créant des grottes, des ravines, des gorges. Bien irrigué, c’est un parc riche en animaux, comme des zèbres de montagne, des petites antilopes qui sautent de rochers en rochers (des klipspringers), des Kudus, des babouins et même des léopards. Nous sommes toujours à l’affût des léopards, mais pour une balade à pied, nous pesons les arguments de l’intérêt d’une rencontre. A la différence du guépard, le léopard est un dominant puissant qui n’hésiterait pas à nous attaquer. Ayant bien pesé le pour et le contre, nous sommes contre.

Pour la balade, nous avons aussi voté pour savoir qui marcherait à l’avant, en charge d’effrayer les éventuels mambas noirs car certains en ont rencontrés dans la région. J’ai perdu à 3 voix contre une. J’avais mis en avant qu’en cas de morsure de n’importe qui, je serais le plus à même pour porter la victime et courir aux secours, ou pour conduire vers l’hôpital. Mais des arguments comme « rien ne sert de courir, il faut avoir le vaccin avec soi » ou « autant faire mordre le plus gros pour augmenter les chances de résistance et de survie » ont emporté l’affaire.
Bonne ambiance!

La montagne est ravissante, il fait doux et les couleurs sont chaudes.

07 Naukluft - Promenade 02

07 Naukluft - Promenade 09 

Nous croisons les habitants du parc, à l’exception du léopard, donc tout se passe pour le mieux.

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Nous trouvons même des crabes dans la rivière.

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De retour au camp, nous observons les babouins escalader la falaise qui surplombe la rivière. Il va falloir ranger les provisions ce soir.

La nuit est très fraîche et le vent nous réveille.

Le lendemain, nous rebroussons chemin puis descendons à travers la réserve de Namibrand, où abondent de nouveau les animaux. Nous longeons le Namib donc le rouge des dunes n’est jamais loin derrière la montagne.

07 Namtib - route de Aus 15  07 Namtib - route de Aus 08

07 Namtib - route de Aus 07

Les dunes reviennent d’ailleurs complètement sur la fin du parc.

07 Namtib - route de Aus 20

Nous atteignons ensuite le parc du Namtib, les dunes s’éloignent, des montagnes jaunes puis rouges les remplacent, mais le rouge des dunes se trouve aussi au sol.

07 Namtib - route de Aus 25

Nous trouvons un camp autosuffisant, installé sur une ferme de nouveau immense, dans une nature époustouflante. C’est peut-être le plus beau camping que nous ayons fait avec celui de l’avant-veille.

De grosses montagnes rouges dans le dos, chargées de gros rocs pareils à des boulets, une plaine jaune ouverte à nos pieds et notre arbre.

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07 Namtib - camp 11

Nous nous installons bien vite pour en profiter, enfin euh…, nous balançons tout dehors depuis le fond du coffre, puis faisons chauffer l’eau pour la douche et faisons l’école dans le crépuscule. Le dîner est devant le coucher du soleil, parce qu’il n’y a pas la télé.

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07 Namtib - camp 25

07 Namtib - camp 28

Cette fois, le vent est super-violent, les bâches claquent et le tout bouge. Le lendemain, la voiture a été déplacée par le vent qui s’est pris dans les tentes et nous sommes en fait en hauteur dans l’arbre.
Hein? Non, ce n’est pas vrai mais cela n’aurait pas été surprenant.

La route que nous reprenons pour sortir de la propriété donne envie de s’arrêter et de sortir la toile et les pinceaux. Heureusement que nous n’avons aucun talent de peinture sinon on y passait la journée.

07 Namtib - route de Aus 28

07 Namtib - route de Aus 29

A l’arrivée sur Aus, nous récupérons une route goudronnée, des toasts et de l‘essence. Nous avons décidé de pousser jusqu’à la côte pour le déjeuner, jusque Lüderitz, pour voir s’il n’y aurait pas une pâtisserie pour le dessert et le goûter.

Sur la route, nous faisons un stop pour regarder les chevaux sauvages qui survivent dans la région.

07 Namtib - route de Luderitz 01

07 Namtib - route de Luderitz 07

Un cheval sauvage, cela ressemble à un cheval. Cela ne passionne pas les enfants outre mesure.

En revanche, quand le panneau annonce la présence de hyènes, là, tout le monde scrute l’horizon.

07 Namtib - route de Luderitz 08

Cela permet d’admirer la route qui présente des dunes et des montagnes d’une couleur corail, nuance que nous n’avions pas encore observée. C’est le bord sud du Namib.

07 Namtib - route de Luderitz 11

La zone est sinon marquée par le fait qu’elle complètement interdite d’accès. Il est interdit d’aller à droite ou à gauche. Sinon, on entre dans le parc joliment nommé « Sperrgebiet park », qui est en fait une zone interdite, gardée par des mercenaires. Il y a des animaux, des hyènes et des chacals, mais la grande attraction du parc, ce sont les diamants. Toute la zone qui descend jusque l‘Afrique du Sud (100 kms sur 300 kms) est fermée et surveillée. La ville de Lüderitz présente le même visage. Pas le droit d’aller à droite ou à gauche sous peine de se heurter à l’entreprise d’extraction de diamants. La région est entourée de déserts mais elle est rocailleuse et peu accueillante. Sur la plage que nous avons choisie pour le pique nique, il y a des grilles sur les côtés pour éviter que nous soyons tentés d’outrepasser nos droits. Comme la ville ne possède pas de pâtisserie, que l’ambiance est lugubre, nous rebroussons chemin et avalons les 100 kms qui nous séparent de Aus. Un aller-retour pour rien.

Pendant que les enfants escaladent les montagnes, nous regardons les jours qui nous restent (une grosse semaine!). Nous pouvons passer voir le Fish River Canyon et y rester si les balades nous plaisent, puis aller explorer le Kalahari quelques jours avant de remonter sur Windhoek.

Quand il ne reste qu’une semaine, ce n’est plus un tour du monde, ce sont des vacances. Les enfants s’agitent en pensant à ce qu’ils vont dire aux cousins et cousines, aux copains, aux blagues qu’ils vont faire à leurs grands-parents. Ils sont contents de continuer et pressés de rentrer en même temps. Alors que nous ne sommes pas pressés de rentrer.

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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 10:08

Quitter Swakopmund, c’est de nouveau quitter la civilisation. D’un côté, cela fait du bien parce que les rues proprettes et les blancs bedonnants avec les cheveux longs sur la nuque, cela ne fait pas carte postale de Namibie. Mais d’un autre côté, cela veut dire reprendre le rythme de camping 4x4 qui est usant.

Lever avant 6h s’il y a quelque chose à voir, à 7h sinon, on vide le coffre, on dégèle la cantinière, l’eau met une heure à chauffer et le café se fait attendre, on coupe du bois et on fait un feu. Le petit déjeuner est fini vers 8h, il est temps de faire la vaisselle, de s’ôter les sous-vêtements polaires, blousons et pulls polaires pour les ranger, empaquetés au fond du coffre; il faut finir la toilette pour ranger les trousses dans le sac du fond du coffre, ressortir le sac du fond du coffre parce qu’on a oublié de se laver les dents; ranger et plier les tentes en s’écorchant les doigts, ranger tout le matos de camping. Vers 9h30, on est déjà plein de poussière, les doigts en sang, mais la voiture est prête à partir. Reste à récupérer les enfants qui sont partis établir un camp quelque part.

2 heures de route, quelques fois 3 avant de prendre le pique nique, sur le bord de la route, en roulant ou déjà au prochain camping si on est chanceux. Des petites courses sur la route si possible pour acheter du pain et de la viande. Sur la route, difficile de développer une pensée construite. On regarde le paysage et quand enfin on arrive à penser à quelque chose et qu’on s’apprête à le formuler, quelqu’un crie « oh une autruche » et on oublie tout. Si ça se trouve, c’était vachement important et en lien avec le boulot à nous qu’on a et qu’on va devoir reprendre en rentrant. Arrivés au camp, il est entre 14 et 16 heures. On sort le matos de camping, on fait un brin d’école, on déplie les tentes, on fait une petite promenade, on ramasse du bois pour le feu, on lance le repas, on prend les douches, froides ou chaudes, il est 18 heures, il fait nuit et il fait froid. 19h voire 19H30, le repas est fini, la vaisselle presque, les dents sont lavées et les enfants au lit. Extinction des feux avant 20 heures. Les dents claquent un moment puis c’est le sommeil. 1 heure du matin, le vent souffle un maximum et la tente claque, c’est le bon moment pour faire une sortie et retendre tout, remettre une baleine en passant.

Quelques jours de ce régime et je vais retrouver mon look 3 bandes. Mon look 3 bandes, ce n’est pas Adidas, c’est plutôt Vieux Campeur. C’est une coiffure vaguement en brosse longue avec 3 bandes laissées par les sangles de la lampe frontale. C’est la grande classe. Je ne prends pas la peine de me recoiffer, c’est inutile.

En quittant Swakopmund, nous descendons vers Walvis Bay (pas beaucoup d’intérêt, juste pour le pique nique) puis longeons le Namib par le haut et la visibilité est mauvaise. Il y a du vent, une couche de poussière empêche de voir le paysage.

Nous passons par une zone de canyons et par le pass de Kuiseb, de belles collines jaunes creusées par une petite rivière.

06 Sesriem - Route 04

Nous tournons ensuite vers le Sud en direction de la ville de Solitaire. Le paysage est toujours composé de montagnes jaunes plus ou moins visibles. Les animaux sont de retour mais il est difficile de les distinguer.

06 Sesriem - Route 12

06 Sesriem - Route 15

Nous passons le tropique du Capricorne par la route (comme en Amérique du Sud vers Tilcara).

06 Sesriem - Route 08

Peu avant Solitaire, nous contournons une petite montagne pour trouver un camp dans la savane. Nous prenons un emplacement en haut d’un promontoire et nous avons une vue superbe. C’est un camp magnifique et un coucher de soleil africain d’exception. Les antilopes courent à nos pieds.

06 Sesriem - Route 20

Le lendemain matin, douche en plein air avec vue sur la brousse. Le refus de la poursuite de l’audience à tout prix me retient de mettre quelques photos où je déclame des vers de Saint John Perse dans le plus simple appareil, regard droit sur l’horizon. Et puis, vous verriez que mon bronzage présente maintenant des marques blanches sur des parties charnues, et le tatouage de mon code de carte bleue sur la fesse gauche (à l’usage, ce n’est pas très pratique). Bref, une bien belle vue. La nuit a été un peu ventée mais c’était le prix à payer.

En repartant, nous tombons sur notre voisin de palier, un beau spécimen de puff adder, 1,30 mètre, l’air hirsute. Comme nous avons visité la ferme aux serpents l’avant-veille, nous sommes au fait du pédigree du reptile. Venin puissant, attaque dangereuse du fait du caractère particulièrement mauvais de la bête. Les photos parlent d’elles-mêmes, celui-là a mauvais caractère.

06 Sesriem - Route 33

06 Sesriem - Route 37

La vidéo se fera avec prudence.

Requinqués par cette rencontre, nous prenons la route de la ville de Solitaire, enfin du village, enfin du garage qui fait hôtel et magasin. Il se trouve qu’il y sévit un pâtissier qui s’acharne à faire de bonnes choses et nous souhaitons encourager tous les efforts qui vont dans le bon sens. Nous y faisons donc un nouveau stock de petits brötchen et de pâtisseries que nous engloutirons à midi.

06 Sesriem - Camp 02

Quelques photos sur les voitures et tracteurs qui jonchent le lieu-dit car les enfants aiment les belles mécaniques.

06 Sesriem - Route 47 06 Sesriem - Route 46

La route qui conduit vers Sesriem, entrée Est du parc du Namib et route vers Sossusvlei, est maintenant bordée par des montagnes qui laissent apparaître les premières traces de sable rouge. On approche.

06 Sesriem - Route 52

Arrivés au camp, on nous annonce qu’ils n’ont plus notre réservation (c’est la seule que nous avions faite de tout le voyage avec celles d’Etosha car c‘est l‘attraction numéro 1 de Namibie), que le camp est complet, mais ils finissent par nous dénicher quelque chose au bout du camp.

Après une petite pause, nous pénétrons dans le parc et allons voir le début des dunes avec l’objectif d’en escalader une pour le coucher du soleil. Le sable de ces dunes serait venu il y a plus de 3 millions d’années du désert du Kalahari, que nous irons voir plus tard. Ces dunes sont en constants mouvement et changement sous l’action du vent. Elles culminent à plus de 300 mètres.

Pour notre première incursion, je suis tenté d’aller le plus loin possible, d’aller voir les différents points de vue, de photographier les animaux dans la lumière tombante, bref d’en faire trop, si bien que nous arrivons à la dune à escalader 10 minutes avant le coucher du soleil.

06 Sesriem - Dune 06

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Pas de chance, cette dune, il faut une bonne demi-heure de marche vigoureuse pour la gravir. Quand j’arrive au bout de ma course de 20 minutes, j’ai les poumons déchirés, le cœur en pin’s et le soleil s’est fait la malle depuis belle lurette. Je retrouve Théo au tiers de la pente, vaillant mais désespérément en retard, tandis que Louis fait des glissages à plat ventre dans les pentes. Nous redescendons dans le noir et allons nous installer au camp. Nous ne sommes pas seuls au camp, nous partageons notre arbre avec des bestioles de 10 cms, des grosses cigales qui seraient bonnes grillées à l’apéro si quelqu’un était assez courageux pour en attraper une!

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Le lendemain, réveil à 5h30 pour le lever du soleil sur les dunes. Nous nous arrêtons tout d’abord à la dune 45 (qui se trouve à 45 kms du camp), une belle crête facile à escalader.

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Le vent rend l’expérience un peu difficile si tôt le matin et la couche de poussière empêche de voir le soleil bas sur l’horizon.

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Nous repartons donc en direction de Sossusvlei, le lit de la rivière Tsauchab asséché la plupart du temps, un lit crayeux, surplombé par des dunes de 200 mètres de hauteur. En ce moment, il y a encore un peu d’eau dans le lac final et les animaux viennent y boire.

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Nous escaladons les plus hautes dunes pour prendre la mesure de la vue. On comprend aisément pourquoi tout le monde se presse ici (enfin, façon de parler, ce n'est pas la foule quand même!). Les vues sont époustouflantes.

Nous nous dirigeons vers Dead Vlei, qui lui est asséché et dans lequel pointent encore des acacias morts il y a 400 ans. Comme tout le monde, nous allons passer la matinée à photographier des arbres morts (300 photos à trier, c‘est quand même beaucoup trop!). Les couleurs blanches de la craie tranchent sur le brun des dunes que le soleil chauffe. Les arbres dansent avec la chaleur.

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Au retour au camp, la sieste s’impose. Nous reprenons des forces pour le coucher du soleil qu’il s’agit de ne pas louper.

Le soir, rebelote, photos d’animaux, d’arbres, de dunes, escalade, … Cette fois nous ne sommes pas en retard et nous avons repéré les endroits où nous voulons passer.

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Comme vous avez été gentils, je ne vous mets que la variation autour d'un arbre et je vous épargne le reste!

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Le soir en rentrant, nous n’avons pas le courage de faire le feu donc nous allons au restaurant manger un steak d’oryx en regardant un match de rugby (victoire des Red sur les Crusaders de Dan Carter).

Nous découvrons des autres habitants des dunes, le petit lézard à longues pattes et un désormais classique gecko, mais pas de serpents!

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2 jours passés dans ces dunes ont complété la vue aérienne. C’est un site magistral, que l’on peut arpenter pendant des jours. C’est un havre de plaisir pour le photographe, mais là encore, il faut le bon matériel et attendre l’accalmie de vent. C'est une chouette partie de notre voyage!

Nous allons maintenant nous diriger vers les montagnes voisines, les Naukluft pour changer de paysage.

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Par Famille Ducasse - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
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