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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 21:08

Pour les 4 derniers jours, nous n’avons pas vraiment tenu le rythme. Le jeudi, nous reprenons enfin l’école et nous ralentissons, laissant les enfants jouer dans l’appartement. L’après-midi, nous partons à la recherche de grands magasins où trouver des lunettes de soleil pour Louis et des chaussures pour Virginie. Ces journées sont toujours parmi les plus frustrantes dans un tour du monde: on a l’impression de perdre son temps et comme on ne connaît pas les villes, on perd effectivement son temps.

A Beijing, ce ne sont pas les grands magasins qui manquent, mais nous ne trouverons rien cet après-midi. Nous faisons alors un crochet par un beau parc qui a la bonne idée de se trouver près d’un magasin de vivres pour expatriés, dans le quartier russe. Une fois le repas du soir assuré, nous faisons un dernier essai dans un grand magasin russe. C’est une expérience intéressante. Plusieurs étages de couloirs interminables, de petits magasins dont les devantures sont couvertes, cachant l’intérieur. Impossible de savoir ce qui est vendu. On va quand même essayer mais sans succès.

Le vendredi, le temps s’annonce gris donc nous repoussons la Grande muraille au samedi et préférons nous rendre au temple du paradis, où nous croiserons peut-être les Milcent. Arrivés sur place, le vent nous glace et nous nous rabattons sur le marché aux perles. Nous achetons quelques souvenirs (pas de perles) et investissons un magasin de jouets sur plusieurs étages dans lequel les enfants vont s’initier à la négociation. Leur objectif est de faire descendre le prix du paquet de 12 bakoogans à 30 yuans. Selon les étals, ils partent de 180 ou de 80, et font descendre le prix à 45 yuans. Ils repartent, armés de 2 énormes Bakoogans (des géants qu’on ne connaissait pas, si, si, c’est possible) et d’un paquet de 12 et d’un super-7 bakoogans. La journée passe de trop bien à super trop quand Virginie les ramène à la maison pour manger et regarder un dessin animé, pendant qu’elle retente une sortie logistique.

08 Beijing - Achat jouets

Pour ma part, je suis en mission commandée dans le temple de l’électronique, Zhongguancun E-Plaza, un équivalent du Pantip Plaza à Bangkok en pire. 3 bâtiments de 12 étages, remplis de magasins vendant des iPods, des téléphones, des PC, des appareils photos, des logiciels, des pièces détachées. La moitié (si on est optimiste) est de la contrefaçon. Je suis ici pur trouver un appareil photo pour les enfants qui soit antichoc et étanche, ainsi qu’un appareil avec un zoom puissant pour moi pour l’Afrique et les animaux (un Bridge parce qu’un reflex, moi et la poussière de la savane, c‘est difficilement compatible). J’ai malheureusement des critères stricts et mon choix s’est par avance fixé sur 2 appareils qui ont déjà 12 mois au moins (Sony TX5 et Panasonic ZF38). Je vais passer l’après-midi entière à aller de vendeurs en vendeurs, de vendeurs en maisons-mères et stocks, en enchainant les rounds de négociation. Pour rien. La plupart n’ont plus mes modèles (mais ne me le disent qu’après avoir négocié) ou ne veulent pas descendre assez bas pour que cela soit intéressant. Je ressort épuisé cette épreuve. Les Chinois ne sont pas marrants en affaire. Partants de 10 fois le prix réel, jamais le sourire, toujours agressifs, il faut tourner les talons pour qu’ils commencent à discuter en divisant le prix par 2; tout le contraire des Thaïlandais. Virginie rentre aussi épuisée de son escapade commerciale. Elle a vu des touristes se faire insulter pendant une négociation parce qu’ils n’acceptaient pas le prix proposé! Durs en affaire, les Chinois, ce qui rend les achats toujours éprouvants. Les prix pratiqués sont en plus supérieurs à ceux de la Thaïlande, cela n’a aucun intérêt. En fin de journée, cela fait mal de voir qu’on a passé la journée à marchander sans trouver ce que l’on voulait au lieu de se reposer dans un jardin ou de visiter un musée.

Le samedi arrive et nous sommes trop fatigués pour prendre un bus à 7h00 et subir 3 heures de route pour faire 90 kms pour atteindre la muraille. Nous repoussons donc au lendemain et nous voilà sans plan B. Cela va être une journée impro pas trop mal réussie.

Nous partons à la recherche d’un centre culturel qui est sensé proposer un spectacle de moines Shaolin le soir. En chemin, nous trouvons un coiffeur pour Virginie et nous nous séparons. Avec les garçons, nous tournons en rond sans trouver le centre culturel et lorsque nous le repérons, il est trop éloigné pour être atteint sans perdre Virginie. Nous rebroussons donc chemin, retrouvons Virginie et nous séparons de nouveau. Virginie s’achète enfin des chaussures et part faire des courses avec les enfants pendant que je suis chargé de trouver un moyen de locomotion pour atteindre la muraille le lendemain.

Je ne vais jamais trouver le bus express dont nous avons entendu parler mais je vais négocier une voiture avec chauffeur et guide à la moitié du prix prévu.

En rentrant, nous passons un coup de fil pour acheter des places au rabais pour un show de kung-fu qui commence 45 minutes plus tard. Nous y arrivons bien sûr légèrement en retard par manque de taxi mais c’est encore une presque-victoire. C’est plus un show pour touristes qu’un séminaire avec des moines mais c’est distrayant et pas mal fait.

Bilan de la journée:
- coiffeur Virginie - fait (inespéré)
- chaussures Virginie - fait
- pique-nique pour la muraille - fait
- transport pour la muraille - fait (avec brio)
- spectacle pour les enfants - fait (au rattrapage)

Cela rachète les 2 jours de relâche et nous sommes prêts pour notre dernier jour à Beijing, pour l’assaut de la muraille. C’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur, paraît-il. Certains disent que c’est de la lune, mais cela ne rentrait pas dans le billet tour du monde.

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Published by Famille Ducasse - dans Chine
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commentaires

laurent lellu 31/05/2011 03:24


Oh le coiffeur !!! Je t'envie Virginie... Moi, j''attendrai le retour !!!