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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 13:41

Lever 4h00. Notre hôtesse nous a gentiment préparé un petit-déjeuner. Nous roulons dans le taxi fenêtres ouvertes pour enlever la buée. Malgré la fraicheur et la pluie qui le mouille, Louis se rendort.
Le taxi roule à 2 km/h dans le noir, sans phares parce qu’ils ne marchent pas. Aux croisements, c’est la chance qui décide s’il y a accident ou pas.

Nous arrivons en retard à l’aéroport et c’est la désorganisation totale pour l’enregistrement. 4 personnes papillonnent autour des valises et des billets, essayant de traiter 2 dossiers en même temps mais prenant 10 fois plus de temps. C’est la frénésie pour poser un coup de tampon. Le contrôle des passeports est simple, il faut compter les passeports. 4 passagers, 4 passeports, c’est bon.
Dans la salle d’embarquement, un gars portant la pancarte de l’avion qui va décoller rameute les passagers en gesticulant. A côté de l’aéroport international aux allures neuves, le domestique est vieux et à l’abandon. Les câbles tombent des plafonds, des machines débranchées sont entassés dans des coins. Je n’aimerais pas voir la tour de contrôle.
Notre premier vol sera sur Air Bagan, compagnie soi-disant privée mais dont tout le monde dit qu’elle est affiliée à la junte. Difficile de voir comment on peut faire du business à grande échelle sans avoir affaire avec la junte de toute façon. C’est une compagnie neuve qui mise sur le service. Pour se démarquer, ils ont acheté des bus neufs pour transporter les passagers jusqu’à l’avion. De beaux bus rectangulaires pour trancher avec les vieux bus pourris des autres compagnies. Mais au volant, ils ont le chauffeur de taxi lambda. Dès qu’il accélère, il se met debout sur la pédale de frein pourtant sensible et, dans le bus, tout le monde fait du houlahop puis tombe. Il ne regarde pas dans les rétroviseurs et on manque de se prendre un avion qui est remorqué sur la piste. Dans le bus, ce sont de grands soupirs de résignation. Devant l’avion, 5 personnes munies de grands parapluies attendent les passagers devant les portes du bus pour les protéger de la pluie jusqu’aux marches mais le chauffeur ouvre les portes de l’autre côté, côté piste. Là, ce sont les PNS qui poussent des grands soupirs.
Le vol dure 1h15 et on nous sert des croissants fourrés au thon et du coca, ou du fanta ou en insistant de l’eau. Le service à l’américaine quoi! Comme il y a de nombreux orages, le pilote zigzague entre les dépressions et l’ATR 72 prend des allures d’avion de chasse. Quand nous arrivons sur Mandalay, il fait beau, il est encore tôt et il fait déjà chaud. Nous sommes fatigués mais cela fait du bien de voir le soleil.

L’aéroport, pour une raison inconnue, est placé à 45 kilomètres de la ville, donc à une heure de route. Cela nous laisse le temps de voir la vie dans les villages traversés. Nous doublons des bus bondés, des bus en panne pleins de passagers, des bus avec plus de passagers sur le toit qu’à l’intérieur et cela nous met une petite appréhension pour les jours suivants.

 02 Mandalay - route vers Mandalay 06 

02 Mandalay - route vers Mandalay 08

 

Nous voyons sur le bord de la route 500 mobylettes en rang, un tas impressionnant, sans raison visible. Au prochain tas, nous arrivons à discerner la pompe à essence en bout de file…
Aux abords de Mandalay se construit une grande route et surtout un immense rond-point. Une centaine de birmans, hommes, femmes, enfants, travaillent sous le soleil à faire du mortier, à bouger du sable, à effectuer le dessin absurdement compliqué de la décoration du rond-point avec des briques. Il va falloir des semaines de travail pour compléter cet édifice sans aucun doute indispensable.

L’arrivée sur Mandalay est surprenante car le nombre de voitures, de mobylettes de taxis partagés, de bus, …, est bien plus grand qu’à Yangon, qui est pourtant 4 fois plus grande. La pollution est étouffante et le bruit incessant. Nous n’avons pas réservé de chambre mais nous faisons déposés devant un hôtel de la ville pour négocier. Après être partis de l’hôtel 3 fois, le prix passe de 50 dollars la triple à 35 dollars avec un lit en plus. Pour sauver la face, ils ne nous feront que 3 petits déjeuners (en fait ils en feront toujours 4 mais bon sur le moment ça compte). Nous voulions cet hôtel car la chambre est grande.

Après avoir déballé, nous partons à la recherche d’un restaurant pour le midi. Nos premiers pas dans la ville nous montre des rues poussiéreuses mais en meilleur état que celles de Yangon. Les gens nous interpellent pour nous dire bonjour et nous demander d’où nous venons. Les enfants attirent les sourires de tous les passants. Nous croisons beaucoup de jeunes moines qui passent de maisons en maisons pour l’aumône.

02 Mandalay - Vue ville 07

Notre premier stop est pour un restaurant typique bamar qui ne dit rien du tout aux enfants. Tous les plats sont en sauce épicée. Nous poussons donc plus loin pour trouver un autre resto du Lonely. 20 minutes plus tard, nous nous apercevons qu’il a disparu… Le soleil n’aide pas à convaincre les enfants de reprendre la marche et comme nous n’avons absolument rien croisé sur le chemin, nous rentrons vers l’hôtel pour repartir dans un autre sens. Cela fait assez bizarre de marcher dans un centre ville et de ne voir aucun restaurant! Près de l’hôtel, il y a un restaurant pour touristes européens donc au-dessus de nos moyens. Tant pis pour aujourd’hui, nous commandons le plat le moins cher de la carte: 3 hamburgers de poulet pour 4. C’est chiche mais on fera avec. A la table voisine, un couple s’envoie des bières avant d’ouvrir une bouteille de vin. Les serveurs font moins attention à notre table, va savoir pourquoi.
Nous passons l’après-midi à préparer les jours suivants, à compter et à recompter nos dollars, à imaginer des alternatives pour économiser sur les trajets et les activités. Le poste « nourriture » va sérieusement poser problème!

Je pars donc en ville à la recherche d’un marché pendant que Virginie fait une lessive et fait l’école.
Les rues fourmillent encore de moines, soit habillés de rouge, soit habillés de rose et brun. La progression est difficile car je suis accosté par de nombreuses personnes et on me propose un taxi toutes les 2 minutes. Un conducteur de rickshaw me montre son manuel d’anglais qui date de 1941, bourré d’expressions utiles comme « votre fils est-il en pension dans le Sussex? ». Il connait aussi 10 phrases en français. Le marché soulève le cœur. De petits étals d’abats attirent les mouches. Les passantes tripotent les entrailles de porc, les soupèsent tandis que les vendeuses découpent des cœurs et en jettent des morceaux aux clients. Les stands de fruits sont plus abordables mais on me fait le prix touriste continuellement. Je finis par acheter en même temps que les locaux pour payer plus ou moins le même prix. Les fruits sont en majorité importés de Chine. Il y a aussi un grand marché labyrinthe où tout se vend, mais après quelques travées, j’abandonne.

 

02 Mandalay - Vue ville 13 02 Mandalay - Vue ville 16

Marcher en ville me fatigue vite (petite nuit) mais se révèle être assez plaisant malgré les odeurs d’échappements.

En fin d’après-midi, nous passons à une agence de voyage pour regarder nos options de transport puis prenons un taxi pour nous rendre à la colline qui surplombe Mandalay.

Cette colline qui possède de nombreux temples abrite entres autres un Bouddha qui pointe du doigt l’endroit où la nouvelle capitale du royaume devait être construite. Bouddha fit une prophétie 2400 ans avant la construction de Mandalay en indiquant où la ville royale devrait être construite. Ce bouddha est malheureusement en réfection mais la lente montée des 1700 marches de la colline donne de beaux paysages sur la ville. C’est aussi l’occasion de discuter avec des moines qui nous accompagnent et qui nous parlent de leur mode de vie. Nous traversons des forêts de stupas. En haut, les enfants font les fous en courant autour du chedi tandis que nous admirons le coucher de soleil sur l’Irrawaddy.
Dès que la ville s’arrête, le fleuve, les montagnes, les rizières prennent le pas et les alentours sont magnifiques.

 

02 Mandalay - Mandalay Hill 08 02 Mandalay - Mandalay Hill 10

02 Mandalay - Mandalay Hill 09 02 Mandalay - Mandalay Hill 13

La vue sur la ville montre l’omniprésence de l’ancien palais royal, une enceinte de 2 kms sur 2 kms au milieu de la ville, fermée, remplie de nature avec au centre le palais. Il se visite en payant une taxe au gouvernement, ce que nous ne ferons pas. Autour de cet espace vide, la ville grouille.

Il fait nuit quand nous redescendons et nous ne savons pas où aller manger. Après des négociations infructueuses avec des taxis, nous nous laissons tenter par un rickshaw, qui insiste pour nous prendre tous les 4 sur son vélo. Il mérite bien le prix de la course! Il loue le vélo et pédale toute la journée, pour transporter des marchandises ou des passagers. Il fait aussi taxi-moto ou taxi-voiture selon ce que son boss veut bien lui louer.

 

02 Mandalay - Mandalay Hill Rickshaw 0103

A notre demande, il nous conduit vers le quartier Shan, au sud de la ville. Il nous arrête au milieu du marché. Nous faisons quelques stands mais la barrière de la langue est complète alors nous montrons le bol d’un monsieur qui a l’air de manger des nouilles. Nous prenons 3 bols de nouilles puis un bol supplémentaire sans assaisonnement. Nous faisons ensuite un petit tour du marché pour acheter des fruits. Les passants et vendeurs se retournent sur les enfants, les montrent du doigt tout sourire.
Nous rentrons ensuite à pied (ou sur le dos), épuisés par cette journée qui a commencé à 4h00 du matin.

La nuit n’a pas été de tout repos. Théo a été malade, régulièrement, toutes les heures, entre 1h00 et 5h00. Il faut dire que les bols de nouille ont été lavés devant nous avec de l’eau croupie, de couleur marron claire. Pour rajouter à l’infortune, l’eau était coupée dans l’hôtel donc pas moyen de laver Théo ou les couvertures souillées, de vider les toilettes ou le lavabo...

Au matin, impossible de partir pour l’expédition prévue: la découverte des anciennes capitales royales.
La journée doit forcément être une journée de repos, ce qui n’est pas facile pour Louis qui est le seul à être en pleine forme. Que de brouilleries et de larmes encore pendant cette journée !
Et quelle angoisse quand approche l’heure du repas! Où allons-nous pouvoir manger si nous ne n’avons pas assez d’argent pour les quelques restos à touristes et si les stands locaux sont insalubres?
Théo n’est de toute façon pas en état de manger donc nous le laissons à l’hôtel et nous nos rabattons sur le resto européen d’à côté pour essayer de reprendre des forces en mangeant un vrai repas. Nous trouverons une solution pour le soir pour compenser le prix du midi.

L’après-midi est illuminée par la découverte des étrennes des enfants: des billets, des euros! Encore faut-il pouvoir les changer! L’hôtel nous assure que n’importe quelle agence de voyage le fera à un taux de 1100 K. C’est la fortune, nous allons pouvoir manger. Petite joie des nantis dans les pays pauvres…
J’écume l’après-midi les agences de voyages qui se trouvent à des kilomètres les unes des autres. Cela me permet de visiter la gare vitrine de Mandalay, énorme bâtiment de 4 étages, vide, d’où partent quelques antiques trains.
Une seule agence accepte de changer les euros en fait, mais à un taux de 950 K, pratiquement le taux du dollar. Ce n’est pas encore la fortune finalement.

En fin d’après-midi, tout le monde a plus ou moins mal au ventre. Nous voudrions poursuivre notre voyage en prenant le bus vers Monywa (4-5 heures s’ils veulent bien nous laisser monter car la ligne est connue pour ne pas transporter facilement les étrangers), puis un autre bus de piste de 4 h vers Pakkoku avant de prendre un bateau pour descendre l’Irrawaddy vers Bagan. C’est l’option la moins chère et la plus pittoresque car elle emprunte le bus local mais vue l’état des troupes, le bus birman semble être au-dessus de nos forces. Nous cherchons donc un bateau nous emmenant directement de Mandalay vers Bagan. Nous en trouvons un qui dure 15 heures (au mieux), un omnibus. Nous verrons demain pour le réserver.
Le soir, après avoir demandé au concierge de l’hôtel un resto où nous pourrions manger du riz blanc dans le coin, nous errons 30 minutes avant de rentrer et de manger 1 toast que l’hôtel voudra bien nous donner. C’est le point d’orgue du séjour.

Le lendemain, Virginie est la plus mal en point mais nous décidons de partir tout de même en excursion, plutôt que de devenir fous à l’hôtel. Nous avons au programme la visite des anciennes capitales royales que furent Amarapura, Inwa et Sagaing. Les birmans ont en effet comme habitude de déménager leur capitale régulièrement, au gré de la reconstruction du royaume, démontant les palais mais laissant les temples.
La junte a d’ailleurs récemment construit ex nihilo une nouvelle capitale, au milieu du pays, délaissant Yangon. Pour perpétuer la tradition, ou se mettre à l’abri.

Nous avons pris un chauffeur pour la journée, Mohammed, dont la voiture a son âge. Mohammed a les cheveux blancs.
Il nous a tout d’abord emmené à Mahamuni Paya, un des sites bouddhistes rouge et or les plus connus du pays, pour le Bouddha qu’elle contient. Ce vénéré Buddha Mahamuni fut dérobé en 1784 dans la ville de l’Ouest de Mrauk U où il avait résidé plus de 1700 ans. Coulé à l’origine en bronze, il a depuis été recouvert d’or par tous les fidèles qui passent. Seuls les hommes ont le droit de pénétrer dans l’enceinte pour apposer leur feuille d’or.

 

02 Mandalay - Mahamuni Paya 04 02 Mandalay - Mahamuni Paya 06

 

Le temple contient aussi des statues de bronze khmers qui ont pas mal voyagé. Originaires d’Angkor Wat, elles furent volées par les Thaïs et ramenées à Ayuthaya, où elles furent volées par un roi birman et ramenées à Bago (capitale de royaume d’alors près de Yangon), puis volées par un roi Rakhaing (Ouest de la Birmanie) et enfin volées en même temps que le Bouddha à Mrauk U. Toujours est-il qu’on leur prête le pouvoir de guérir les maux de la partie du corps qu’on leur frotte. Nous sommes restés un moment à leur frotter le ventre.

 Nous avons ensuite visité les petites échoppes d’artisans qui sont établis près du temple. Sculptures de marbre et sculptures de bronze (les seuls artisans du pays). Nous avons pu observer la technique de double moule utilisée pour les statues de bronze et la maitrise des tailleurs de marbre.

 

02 Mandalay - Mahamuni Paya artisans 01

Quand Louis a glissé dans une flaque de boue, 3 femmes se sont précipitées pour lui laver les chaussures, les pieds, le short, … Plus qu’attentionnées.

Nous avons parcouru plusieurs payas blanches et discuté avec le « président » d’un des temples. Nous posant des questions sur notre voyage, il nous confiait qu’il avait beaucoup de peine pour les gens du Laos, car « ils sont très pauvres là-bas ». Comme quoi il y a toujours plus malheureux que soi. Alors, nos problèmes d’argent à nous …  Nous avons ensuite progressé vers le monastère de Maha Ganayon Kyaung.

 

02 Mandalay - Paya à Amarapura 12 02 Mandalay - Paya à Amarapura 15

02 Mandalay - Paya à Amarapura 04 02 Mandalay - Paya à Amarapura 09

02 Mandalay - Paya à Amarapura 02

Ce monastère abrite plusieurs milliers de jeunes moines qui tous les jours vers 10h30 font la queue devant des fidèles qui remplissent leur écuelle, avant qu’ils n’aillent manger en silence dans d’immenses réfectoires.

 

02 Mandalay - Maha Ganayon Kyaung

 

La scène se déroule malheureusement devant de nombreux groupes de touristes qui n’hésitent pas à rentrer dans le réfectoire en mettant leur appareil sous le nez des moines qui mangent. Nous fuyons alors, accablés par l’attitude de ces malotrus, dont les ¾ sont français.

Nous partons vers Sagaing, qui fut un temps capitale royale, mais qui resta surtout un haut lieu spirituel avec ses 500 stupas et ses 6000 moines. Colline au bord de l’Irrawaddy, Sagaing est une région très calme, tournée vers la méditation. Il faut gravir un long escalier (comme pour Mandalay hill) et c’en est trop pour Virginie et les enfants qui stoppent en route. Après avoir visité le temple principal, très coloré, je redescends et les trouve en discussion avec un moine. Entre jeux avec les enfants et discussion sur la vie de moine, nous passons ici un moment de repos avant d’aller déjeuner.

 

02 Mandalay - Sagaing hill 01 02 Mandalay - Sagaing hill 18

02 Mandalay - Sagaing hill 06 02 Mandalay - Sagaing hill 13

 

Nous demandons à notre chauffeur un lieu simple où l’on peut manger du riz blanc et il nous emmène dans un boui-boui à l’hygiène douteuse mais où il y a du riz blanc, que nous accompagnons de poulet (viande la plus chère ici, alors que nous en prenions à chaque fois pensant prendre le plat de base). Pour le dessert, des boules de pains de riz remplis de noix de coco et de sucre ou de pâte de haricots. Bien bourratif et excellent.

Pour commencer l’après-midi, nous nous dirigeons vers Inwa, qui détient le record de durée pour une capitale royale en Birmanie (400 ans). Inwa est coupée des routes par la rivière et des canaux et est un endroit très rural, qui voit malgré tout beaucoup de touristes. Une taxe touristique permet de visiter les lieux dits les plus intéressants mais nous l’éviterons en nous baladant dans la campagne. Après avoir pris le bac, nous louons une carriole à cheval et prenons divers chemins croisant des petits villages et des temples. Nous croiserons malheureusement de nouveau un groupe de français faisant honneur à leur pays de la meilleure manière: à la sortie d’un temple où s’étaient installés des vendeuses de bijoux et de tableaux, ils marchandent d’arrache-pied des objets dont le prix est toujours inférieur à 5 euros et cassent la négociation en criant: « non mais tu te croies sur la croisette ou quoi?!». Envoyer cela à un birman, il faut quand même oser.  

02 Mandalay - Inwa Bagaya Kyaung 11 02 Mandalay - Inwa village 01

 

C’est très paisible mais terrassant car il fait très chaud. Au retour, Virginie manque de défaillir.

Nous finissons l’après-midi autour du pont U Bein à Amarapura. C’est le plus long pont de teck du monde (1500 mètres) et il permet aux villageois et aux moines de traverser un lac et de relier le village de Taungthaman. C’est un grand lieu de passage et un beau lieu de vie, d‘où l‘on peut observer les paysans et leur char à bœufs, les pécheurs et leur filet. Il est jalonné de haltes ombragées avec des bancs. Nous prenons 2 heures pour le traverser dans les 2 sens et visiter une paya de l’autre côté. Les enfants jouent avec d’autres enfants sur le pont, dans le temple. En fait, la plupart du temps, ils se font tripoter (c’est leur terme) et prendre en photo mais ils en font un jeu de course poursuite qui les amuse.

 

02 Mandalay - Amarapura U'Bein 03 02 Mandalay - Amarapura U'Bein 37

02 Mandalay - Amarapura U'Bein 12 02 Mandalay - Amarapura U'Bein 22

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02 Mandalay - Amarapura Kyauktawgyi Paya 02 

 

Le coucher de soleil sur le pont est très paisible et nous fait le plus grand bien.  

02 Mandalay - Amarapura U'Bein 29 02 Mandalay - Amarapura U'Bein 43

02 Mandalay - Amarapura U'Bein 45 02 Mandalay - Amarapura U'Bein 59

 

Nous finirons la journée dans un restaurant Thaï, trouvé dans un guide, pour manger quelque chose de connu. Nous irons changer des euros le lendemain donc nous pouvons sûrement nous le permettre.

En fait, le lendemain est un dimanche et l’échoppe dans laquelle nous pensions changer de l’argent est fermée. J’en suis réduit à changer à l’agence de voyage à un taux dérisoire. Pendant que j’y suis, je prends des billets d’avion pour Bagan. Virginie se sent toujours mal et les 15 heures de bateau nous semblent être peu opportunes dans cette situation.

Nous embarquons l’après-midi et quittons Mandalay, contents d’avoir vu la campagne autour et ce que nous imaginions être la Birmanie, déçus de ne pas avoir pu profiter de notre visite pour aller voir un spectacle de marionnettes traditionnel ou le spectacle des Moustache Brothers, des comiques dissidents sur lesquels nous avions vu un reportage, mais pas fâchés de quitter la ville bruyante et si peu propice à nos chères agapes. Les Birmans que nous avons rencontrés ont été charmants, fidèles à leur réputation, obnubilés par les enfants. Nous partons de Mandalay avec une expérience vraiment bizarre; ce n'est pas facile pour l'estime de soi de se mettre des problèmes d'argent dans un pays qui a si peu. Malgré tout, le moral remonte doucement.

Mandalay

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Published by Famille Ducasse - dans Myanmar
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commentaires

vasselin karine 30/03/2011 08:44


Vous avez l'air d'en baver encore pas mal....et quel contraste avec la beauté des photos ! c'est l'enfer au paradis...
à bientôt, karine


Famille Ducasse 31/03/2011 09:49



On en rajoute pour faire plaisir à ceux qui bossent! Tout va bien en fait!



Poupak 25/03/2011 21:13


Coucou les amis
On a bien pensé a vous Karine et moi et vraiment bravo pour votre courage, patience, persévérance !!!!
Allez vive la prochaine étape
Bises