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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 14:43

Voilà ci-dessous la carte et l'itinéraire de notre voyage au Brésil du 21/08/2010 au 25/09/2010

Itinéraire bresil

Afficher Brésil sur une carte interactive plus grande avec Google Maps

Et puis quelques impressions glanées pendant le voyage

Des surprises sans ordre ni importance

  • C’est l’hiver mais il fait très chaud
  • Un coup de bâton aux caïmans les fait partir
  • On peut très facilement se faire des amis
  • On trouve de très gros crabes
  • Ils prennent des poses exagérées pour les photos et se font accompagner par une équipe pour les faire
  • Il faut attendre très longtemps avant d’être servi à table
  • Sur la plage de Mangue Seco, tous les coquillages en forme de bouche sont cassés
  • Les chauffeurs de bus sont fous
  • Ils adorent la climatisation
  • Le papier toilette ne se jette pas dans la cuvette mais dans la poubelle
  • Le coût de la vie est assez élevé pour les touristes
  • Le prix des importations est exorbitant (lunettes, jouets, etc); tout cela pour dire que les parents ont explosé le budget dès le départ
  • Il y a des chaînes de télé qui ne passent que des novellas et d’autres qui ne relatent que des faits divers
  • Il y a des grilles, des grillages, des volets roulants, des cadenas, des barbelés et des chiens de garde partout

Ce que les enfants ont particulièrement apprécié

  • La nature: la mer, les rivières, les cascades, les pierres, le sable
  • Les animaux, et surtout, la pêche aux piranhas, donner à manger aux singes, les crabes
  • Les fruits: les mangues (Louis) et les ananas (Théo)

Ce que les parents ont particulièrement apprécié

  • La serviabilité des brésiliens
  • Des sites: les plages d’Ilha Grande et les torrents de la Chapada Diamantina
  • Les jus de fruits frais savoureux, les fruits exotiques entiers au petit déjeuner, au déjeuner, au goûter, au dîner

Ce que les enfants n’ont pas toujours apprécié

  • Devoir chercher des restaurants certains soirs
  • La longueur de certains voyages de bus
  • La pizza à l’ail du premier soir (comment ça, jambon ne se dit pas alho?)

Ce que les parents n’ont pas toujours apprécié

  • La pollution très visible de la nature, même dans les sites exceptionnels
  • L’urbanisme de Rio
  • Le riz / haricots / manioc à tous les repas (même si c’est bon et qu’on va le regretter en Argentine)

 

Le Brésil est un pays très agréable à vivre, avec une nature exceptionnelle, des habitants qui en profitent et qui se laissent vivre. Nous en ressortons ravis mais fatigués de tous les kilomètres parcourus. Un mois, c’est vraiment trop juste pour ne faire, en plus, qu’un cinquième du pays.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 13:21

Foz de Iguacu

De nos stages de préparation chez les forces spéciales/commando, Virginie et moi avons appris 3 choses importantes:
- comment faire un noeud de chaise (15 jours d'apprentissage quand même),
- comment faire un méchoui avec un mouton et allumette (assez impressionnant mais inutile car Virginie n'aime pas le mouton),
- comment réussir à coup sûr une opération délicate par la maîtrise de l'arme secrète: un bon plan et une exécution sans faille!

Forts de ces enseignements, nous avions clarifié l'objectif et les cibles, fait des repérages satellite de la zone, vérifié la météo, anticipé la fraîcheur du matériel et des troupes, établi les options à éviter.

En langage civil: après le périple en bus, on allait être, au mieux, à l'état de loques humaines; il était prévu de la pluie à Foz et nous ne savions pas encore où aller dormir le soir. Donc plan simple et clair: on arrive à Foz, on traverse la frontière pour l'Argentine, on trouve un logement, on fait la sieste et le lendemain on attaque la visite des chutes avec comme option de re-traverser la frontière.

Qu'est-ce que j'ai dit plus haut? Le secret réside dans l'application stricte du plan!

Bon, ben, après une nuit sans dormir dans le bus à écouter les brésiliennes, on était effectivement au plus bas. Tellement que, surpris par le soleil à Foz, on commence à remettre en question le plan, à se poser des questions. Mais un soldat ça ne doit pas se poser de questions! La question, c'est le trou dans la coque du navire!

Oh non! Ca y est, c'est parti! On décide d'aller directement aux chutes brésiliennes pour profiter du soleil! On tourne dans la gare pour trouver un bus qui va de la gare longue distance à la gare urbaine. On ignore la consigne de bagages. Après 2 tours de la gare, on prend un bus qui devrait aller au bon endroit. Arrivés à l'autre gare, on se rend compte qu'il n'y a pas de consigne de bagages dans celle-là.

C'est reparti pour les questions: est-ce que l'on ne devrait pas rebrousser chemin, abandonner, repartir pour l'Argentine comme prévu? Ben non, tu penses, on tente le tout pour le tout! Tapis! On va tenter le coup de la consigne au parc des chutes!

Louis s'endort dans le bus pour le parc, les critiques reprennent: qu'est-ce que c'est que ce plan foireux!

Arrivée au parc, il y a des consignes; justes assez grandes en poussant les sacs! Déballage des affaires dans le hall, choix de vêtements appropriés aux chutes, anti-moustiques, casquettes, lunettes, ... GO, GO, GO

On mitraille les chutes sous tous les angles. Théo fait des milliers de films où il abuse du zoom, des loopings, ... Bon après quelques marches, les forces s'épuisent, alors on chasse les coatis et les lézards qui abondent. Pour reprendre des forces!

8 Iguazu - Chutes 34

8 Iguazu - Chutes 38

8 Iguazu - Coati 1

Petite pause au restaurant des chutes pour manger encore des haricots blancs/noirs, du riz et du manioc, parce que c'est la dernière fois au Brésil!

Finalement, cette variante du plan ne s'est pas trop mal passée. On y a malgré tout laissé toutes les forces vives.

La traversée vers l'Argentine va être plus laborieuse! Bus, puis bus, puis descente du bus pour formalités.

8 Iguazu - Frontiere

Puis re-bus, ça y est, une frontière traversée! Pas d'explosion de joie ou de pleurs, les troupes avancent péniblement.

Arrivée à Puerto Iguazu, sous la pluie (on l'avait prévu!). Pas d'envie de chercher, on se rabat sur la première auberge de jeunesse trouvée. Pas super, très chère, mais avec des lits qui disent "coucou"!

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 11:06

Bon, il y avait plein de pièges évidemment. Ceux qui ont répondu par mail, ça ne compte pas, il fallait avoir le courage de répondre dans un commentaire!

Les plus rapides (et pas les plus mauvais), ce sont Thibaut et Bastien!

Les réponses étaient:

1 - le plus grand prédateur de caïmans, c'est aussi l'emblème du Pantanal, c'est le Tuyuyu

6 Pantanal - tuyuyu 3

2 - L'arbre, c'était le manguier.

3 - Je suis Dourados, la daurade. Pas comme la daurade française, beaucoup plus gros et effrayant! Je mange aussi des piranhas!

4 - Au Brésil, l'ananas, c'est l'abacaxi et c'est excellent!

5 - A Rio, on est obligé de monter sur le Corcovado! C'est obligé on vous dit!

A bientôt

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 22:43

Salut tout le monde,

voilà un test de connaissances inventé par nous (Louis et Théo) pour vous amuser (sauf si vous êtes dernier de la classe). Vous pouvez mettre vos réponses dans un commentaire et on corrigera les copies! 

1 - Je suis le plus grand prédateur des caïmans (je mange leurs bébés). Je suis l’emblème du Pantanal. Qui suis-je?

A - l'ibis à ventre blanc
B - le tuyuyu
C - le faucon à tête noire

 

2 - Quel est le nom de cet arbre fruitier? (indice: c’est le fruit préféré de Louis)

 7 Bonito - Arbre fuitier 2

3 - Je suis le nom d’une ville du sud du Brésil, je suis un gros poisson qui mange les autres. Qui suis-je?

A - Pirahna
B - Surubi
C - Dourados

 

4 - Au Brésil un ananas s’appelle:

A - açucar
B - alface
C - abacaxi

 

5 - A Rio, où est-on le plus haut?

A - en haut du Corcovado (Christ)?
B - en haut du Pain de Sucre?
C - sur la plage d’Ipanema?

A vos claviers, on vous attend.
Louis & Théo

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 03:30

Bonito

Après l'étape du Pantanal, direction Bonito, capitale de l'ecotourime brésilien. Ecotourisme parce que toutes les infrastructures se veulent respectueuses de la nature, que les sites sont protégés, que le nombre de visites est limité par jour et que les visites sont très encadrées. Eco ne veut pas dire économique, toutes les activités sont très onéreuses.

Parmi les attractions phares, on trouve des grottes et des lacs souterrains à aller voir en rappel, des lacs et rivières bleus, des cascades à foison, des rivières aux eaux cristallines dans lesquelles on se laisse porter par le courant en admirant les poissons, des sites pleins d'animaux, ...

Le premier jour, nous étions tellement fatigués et accablés de chaleur moite que nous avons décidé de ne rien faire, pas d'excursion commençant à 6 heures. Nous avons juste été à la piscine municipale du coin. Enfin, ce qu'on pensait être une piscine municipale. On aurait dû prendre l'appareil photo!

Pas de piscine mais un bras de rivière autour duquel sont installés 2 restos, des hamacs, un terrain de volley, ... Dans la rivière, des milliers de poissons, les plus petits, colorés de 1 cm, les plus gros mesurant 50 cm. On peut leur donner à manger et les enfants ont abusé de cette activité pendant des heures. On peut aussi remonter la rivière et se laisser porter par le courant en regardant les poissons (et se laisser regarder par les poissons) puis sortir de la rivière au moment où une petite piscine naturelle se forme et des rapides se creusent.

Un peu de frissons en lançant des graines au poisson près de ses pieds, rigolade assurée. Belle journée de détente.

Le lendemain, le temps change, encore plus lourd, plus nuageux, mais on se lance quand même. Direction le trou aux perroquets, une formation géologique bizarre due à l'écroulement 100m plus bas d'une partie de terrain en forme d'ovale. Cela mesure 300m de diamètre, 100m de profondeur et les oiseaux adorent nicher dans les cavités creusées dans les parois de la roche. C'est très beau, cela donne vraiment l'impression d'être dans une jungle perdue et habitée. Malheureusement, l'orage éclate et nous faisons la visite sous la pluie. Cela fait du bien car la température descend et la pression aussi. Sur la route, un tatou traverse et fait freiner le minibus à l'aller et au retour. Les enfants se demandent si c'est le même et si cela l'amuse.

 7 Bonito - trou aux perroquets 1

 7 Bonito - trou aux perroquets 3

 7 Bonito - trou aux perroquets 5

Ensuite, direction le Rio de la prata, une rivière dans laquelle on peut flotter avec le courant et qui offre les eaux les plus claires du coin. 10 minutes de briefing, 20 minutes de distribution de l'équipement et d'habillage (combinaison chaude, chaussures, masque et tuba). C'est dommage que l'appareil photo ait été hors de portée parce que le sommet du ridicule était en vue. 10 minutes de camion pour aller au site, 45 minutes de marche dans la jungle pour rejoindre la rivière. Théoriquement, c'est aussi le moment de voir des animaux mais les flocs flocs des chaussures de plongée pleine d'eau (on s'était douché pour ne pas avoir trop chaud) ont éloigné tous les animaux sauf un petit rongeur. 20 minutes d'acclimatation au matos dans l'eau et puis c'est parti pour 1h30 de descente.

Les eaux sont effectivement incroyablement cristallines, les poissons très impressionnants. Il y a des gros poissons noirs, cousins des piranhas, en beaucoup plus gros (50 cm) mais comme ils ont oublié qu'ils sont cousins avec les piranhas ils ne sont pas dangereux. Il y a les petits rouges, il y a les grosses daurades, 1m pour les plus grosses, avec leur belle mâchoire dentée, et là, on essaie de ne pas ressembler à un petit poisson. Enfin bon, il n'y a pas vraiment de doute mais n'insistez pas, il n'y a pas de photos de la famille en tenue. Il y a les rayés, les pas rayés, etc. Ils nous frôlent dans la rivière dont la profondeur est le plus souvent d'un mètre maximum. Pendant la descente, l'orage s'est déclenché de nouveau, nous sommes sous la pluie, dans l'eau!

Le clou de la visite, c'est la fin, lorsque l'on remonte sur le ponton. Là, on voit vraiment l'impact d'une heure et demi d'orage dans ce milieu tropical et on rencontre le seigneur de la forêt: le moustique de jour. Pas gros, porteur de la dengue quand il est de mauvaise humeur, il nous offre un spectacle magique, magnifique, à tirer des larmes des yeux.

Cela se passe en 2 temps. Le premier est plutôt silencieux, on ne le voit pas faire, il porte les coups gentiment.
Le deuxième temps se passe à l'hôtel, dans un bus le lendemain, ou plusieurs jours après. Les boutons, qui saignent sur le moment, se referment et gonflent, chauffent, piquent, grattent. Virginie a tenu à rendre hommage au seigneur de la forêt et lui a sacrifié 2 cuisses, oui je dis bien 2 cuisses. Là encore, pas de photos, ce n'est pas joli-joli. Cela mesure 8 bons cm de diamètre, blanc sur le tour et rouge au milieu, c'est très chaud et très sensible.

Bref, à part le temps qui a un peu gâché la visite, on n'a pas été déçu! On emporte des souvenirs, mais pas de photos. Vous pouvez cliquer sur le lien suivant qui correspond à des photos de Bonito sur Google mais ils ne montrent pas de photos de piqûres de moustiques.

Le troisième jour, c'est pluie et pluie et pluie, alors on décide de prendre le bus pour Foz de Iguazu. Quitte à prendre l'eau, autant aller voir ce qui se fait de mieux.

Nous voilà partis pour 7 heures de bus (avec changement de bus parce le premier casse en route) puis 3 heures d'attente avant un autre bus pour encore 12 heures de plus. C'est un bus de nuit mais les 3 brésiliennes derrière nous ne sont pas au courant, alors elles discutent toute la nuit en couvrant le bruit du moteur.

Encore une longue journée qui s'annonce ...

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:16

Attention, ceci n'est pas la version 3D, enlevez vos lunettes ridicules!

Voilà le pitch.

La scène se passe en fin d'après-midi au bord du marigot. Les acteurs principaux sont visiblement absorbés par une activité passionnante: la pêche aux piranhas. Le ressort dramatique vient de l'intervention hors champ de personnages secondaires - des crocodiles- qui essaient de tirer parti de l'insouciance et de l'inattention des personnages principaux pour s'offrir un menu touristique gratuit.

Juste avant la scène, le-dit Louis a alpagué un crocodile avec sa canne à pêche au lieu de se contenter de piranhas. Un local vient l'aider à décoincer la canne des mâchoires du monstre.

La caméra bouge car le cameraman est aussi chargé de vérifier que les crocodiles ne mangent pas les acteurs principaux avant la fin de la prise.

Dans la suite des aventures, les héros pêchent une orque en Argentine

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:51

Le Pantanal, c'est une région marécageuse, recouverte à 80% pendant la saison humide, qui s'étend à l'Ouest du Brésil, du Nord (sous l'Amazonie) presque jusqu'au Sud. C'est grand comme le Portugal, la Hollande, la Suisse et la Belgique réunies. C'est l'écosystème le plus dense (pour sa flore et sa faune) et la plus grande zone humide de la planète.

Pantanal  6 Pantanal - paysage 3

En saison sèche (l'hiver), l'eau reste présente en petits rios et lacs, la chaleur est de 40°C et les moustiques plutôt peu nombreux. En été, ils ne font pas de quartier.

1000 sortes d'oiseaux, 80 espèces de mammifères, dont le jaguar, des singes, des pumas, des paresseux, des coatis, des tatous, ... De jolis poissons avec bien sûr les piranhas, mais aussi le tigre del rio, appelé la daurade (dourado), poisson qui n'a rien à voir avec celui qu'on connaît, un énorme vorace que craignent les piranhas. Il faut aussi mentionner les reptiles, l'anaconda, les boas, les tortues, les iguanes et bien sûr les caïmans.

6 Pantanal - jacare 10 

6 Pantanal - capibara  6 Pantanal - vol heron 6

6 Pantanal - Emeu 6

6 Pantanal - singes  6 Pantanal - perroquets bleus 3

6 Pantanal - toucan 2

6 Pantanal - papagayo 1  6 Pantanal - tuyuyu 3

6 Pantanal - jacare 22  

Nous l'avons arpenté à pied

6 Pantanal - ballade à pied 1

à cheval

6 Pantanal - ballade à cheval 7

en bateau

6 Pantanal - ballade bateau 2

de nuit

6 Pantanal - Safari de nuit 1

bref, on a fait le maximum. Le guide, lui, a fait le minimum. Dans ses moments les plus enflammés, on a eu droit à "là, un singe!". Nous n'avons pas appris beaucoup sur la flore, ses vertus médicinales, les habitudes de la faune, etc. Quant à la virée nocturne qui a compromis notre premier matin, on se demande encore comment le guide espérait voir des animaux à bord d'un gros camion diesel lancé sur une route défoncée. On a vu 2 ragondins, sourds sûrement, en 3 heures d'exploration. Et quand le soleil s'est levé, il nous a lancé "ne vous inquiétez pas, les animaux vont bientôt sortir". Cela valait le coup de venir les voir quand ils n'étaient pas là.

Dans notre exploration solitaire, on a frisé le ridicule. Vers 5h30 du matin, le premier matin, après 3 heures de routes dans le noir, on a passé 15 minutes en admiration devant un piranha qui avait raté son saut et qui avait atterri bloqué entre 2 branches ...

6 Pantanal - Feuille pirahna 1

...avant de se rendre compte, quand le soleil s'est pointé, que c'était une feuille! On a failli appeler le guide pour lui faire remarquer ce talent si particulier des feuilles sauvages d'ici.

On a vu tellement d'oiseaux avec des noms différents qu'à la fin, quel que soit le vrai nom, on réduisait les possibilités à "héron", "faucon", "tuyuyu", "perroquet" ou "oiseau".

On a cherché, à se brûler les yeux, jaguars et anacondas. Le premier rodait pas loin mais on l'a manqué. Il y en a un qui a traversé le rio près de chez nous d'après les dires d'autres personnes. On a vu des traces fraiches d'anaconda mais pas le propriétaire malgré les recherches.

Mais les enfants ont vu tellement de caïmans que la déception a été éclipsée. On a des photos de caïmans en quantité, assez pour remplir un livre. Au début, on ne faisait que des photos des yeux, pour rivaliser avec les photos des oreilles d'hippopotames de pépé au Kenya. Puis on a fait des plans rapprochés, dans l'eau, sur terre, à moitié dans l'eau, bouche ouverte, fermée, ...

Le plus grand moment du séjour aura été la pêche aux piranhas. Au bord du rio, observé attentivement par les caïmans (un bon coup de bâton sur le nez les maintient à 2 mètres, quand il est administré par un local; administré par un touriste, cela produit un vagissement pas trop rassurant et pas efficace du tout), à appâter les petits poissons avec du mouton en morceaux! Pas fiers au début!

6 Pantanal - pêche pirahnas 8

La plus grosse prise revient à Louis, on l'a mangé le soir même et on a gardé la mâchoire. D'après Louis, c'est un caïman qui l'a aidé en rabattant le gros vers l'hameçon. Les petites prises ont été lancées aux caïmans pour leur ôter l'idée de s'attaquer aux pêcheurs.

6 Pantanal - pêche pirahnas 7

Le Pantanal est moins impressionnant que les parcs africains parce que la faune est plus difficile à observer mais c'est une belle région encore sauvage. Mais comme à chaque fois, il faut de la chance avec le guide, avec le temps et avec les animaux!

Maintenant, c'est direction Bonito, toujours plus au Sud, vers Foz et l'Argentine.

C'est reparti pour de la route avec des trous, de la poussière sur la route avec des trous et la chaleur. On quitte le Pantanal sous le soleil, avec une chaleur écrasante, qui n'a pas facilité l'école!

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Published by Famille Ducasse - dans Brésil
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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 11:10

Allez hop, lever 5h aujourd'hui et départ de la casa Alegria à Salvador (très agréable pousada à Itapoa, proche de la mer et de l‘aéroport; il faut parler portugais mais pour nous c'est no problemo) après un super petit déjeuner préparé par Susan.

Envol pour Brasilia depuis Salvador. Vol sans histoire, le commandant de bord nous accueille à Brasilia. « Quoi?! Brasilia?! » s’étonne la dame devant nous, « mais je vais à Sao Paulo moi! ». Ben oui, au Brésil, malgré plusieurs contrôles de billets, scan avec des machines à code-barres, et accueil de l’hôtesse, on peut monter dans le mauvais avion et faire 1500 km vers l’Ouest au lieu de vers le Sud. Magie et charme nonchalant du Brésil.

Brasilia, c’est 3 heures de transit alors c’est d’abord visite d’un magasin de jouets (pour compléter l’anniversaire de Louis). Il y a des Ben10, des Pokemons, des Bakkugans mais avec les 200% de taxes à l’importation, c’est le prix d’une Rolex. Il paraît que quelqu’un a dit qu’au Brésil, si tu ne t’es pas payé un Bakkugan avant 50 ans, t’as raté ta vie! Moi, je le crois.

Bon, on va remettre l’achat de jouets à l’Argentine et profiter de la chute des cours.

Pour passer le temps, rien de mieux que d’aller à l’école. C’est l’école de l’air car l’aéroport de Brasilia est ouvert de toutes parts. Il y a tellement de vent qu’il faut tenir les feuilles de classe. Les enfants arrivent à tenir 1H30 malgré les oiseaux qui passent, les avions qui décollent, … Certaines zones sont couvertes par de la clim glacée pour une raison indéterminée. Question de standing, c'est la capitale, quoi!

6 Pantanal - Ecole Brasilia 1 

Tous les vols en partance nous font envie car il y a tant de parties du Brésil que nous aimerions visiter. Mais nous décidons de suivre les bagages qui vont à Campo Grande.

1H30 plus tard et une heure de décalage horaire en plus, nous voici dans l’Ouest du Brésil, dans le Mato Grosso do Sul. Il est 13 heures et il faut agir vite pour déterminer la suite du voyage: on dort ici ou on bouge ... A l’aéroport, nous rencontrons un contact que nous avons eu par internet et nous nous décidons rapidement pour un aller direct vers le Pantanal. Hop, hop, hop, on signe 2 papiers et le gars nous jette dans un bus en partance pour le Paraguay. Sur le quai, il nous rassure: « le bus est confortable, une voiture vous attendra au « trou des piranhas », vous en avez pour 5h30, amusez-vous bien! Ce soir, vous mangerez dans le Pantanal».

Que voulait-il dire par « amusez-vous bien »? Parlait-il du bus?

Et 5h30, de quoi, de bus ou de bus + voiture, et pour où?

Et puis manger où et quand dans le Pantanal?

Des détails certes, mais qui auraient dû nous alerter. Nous, on partait confiant, du genre 3 heures de bus et 2 heures de brousse en voiture. Un repas à la ferme et on couche les enfants.

Bon, au bout de 5 h, quand le bus roulait toujours à fond dans la nuit, nous avons laissé planer le doute … Peut-être le plan a-t-il un accros, peut-être était-ce trop ambitieux de faire tout le voyage d’un coup?

Mais bon, les enfants dormaient sur nos genoux, on s’était arrêté en route pour manger, … Enfin pas tout le monde, le chauffeur surtout. A 18H30, il stoppe le bus, il descend sans un mot, ¾ du bus lui emboîte le pas. Nous on observe, puis je descends, je mets 10 minutes à repérer ledit chauffeur et lui arrache une information capitale: le bus redémarre dans 15 minutes. Branle-bas de combat, on débarque dans une jungle de cafétéria où règne un joli chaos. De ce que nous croyons comprendre, il faut choisir, ou choisir et peser, ou demander et attendre, mais surtout aller payer d’abord à l’aide d’un badge magnétique puis revenir avec le badge avant de commencer à manger. Pour payer, il faut affronter une queue interminable. Bon, on colle 3 patates et 2 carottes dans des assiettes pour les enfants, ils s’assaillent, ils mangent, nous sortons. Sans payer, oui. Ben vu la sécurité des aéroports, vous vous doutez bien que la cafétéria de campagne n’est pas dotée de détecteurs de touristes. 

Coup de frein, les enfants sortent du bus en somnambules, nous montons dans un 4x4 et zou, à nous la brousse dans la nuit et la route avec des trous dedans.

Bon, alors là, il y a Virginie à l’avant, et à l’arrière, un clown et 2 trucs genre balles rebondissantes dans un tambour de machine à laver en position essorage 1000 tours/minute. Les 2 balles sont endormies et le clown jongle avec en essayant de les maintenir quand même dans l’habitable sinon ça ne compte pas.

Le chauffeur est un as, il maintient la vitesse autour de 50 km/h pour survoler la plupart des trous. Et quand il ne les survole pas, les balles s’écrasent avec le clown contre les vitres. Fin de partie au bout d’une grosse heure de route (22 kms) et 23 ponts branlants sur des rios infestés de crocodiles et autres choses.

Il est 21H30, il fait très chaud, les enfants se réveillent et voient des vaches, une jeune biche sauvage dans la ferme, on va être bien!

On allume la clim' dans la chambre pour passer à thermostat 7, on avale un repas chaud mais froid. 

Notre guide pour les 3 jours nous glisse rapidement que demain, c’est lever à 4 heures et départ 4h30 pour aller voir les animaux la nuit, petit-déjeuner en brousse  …

Douche, préparation des sacs, coucher à 23 H, on essaye de s’endormir malgré la chaleur et le bruit de la clim. Puis, enfin, plus de bruit… Est-ce grâce aux boules Quies? Non. les plombs ont sauté, la clim s’arrête …

Pour réussir un gigot de 7 heures, il faut vraiment le faire cuire 7 heures à température basse (70°C suffiront). A 4 heures du mat, cela ne fait que 5 heures et pourtant, on est à point, à ramasser à la petite cuillère; le guide oublie de toquer à notre porte mais c’est pas grave, on n’a pas dormi alors on a regardé l’heure.

Comme il est trop tôt pour l’ami Ricoré, je ne sais pas si ce sera une bonne journée.

Pantanal

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 04:42

C'est fou ce que cela vite.

Il y a 2 jours, avec Virginie, on faisait le calcul des jours écoulés depuis notre départ: 15, non 21. Bon, j'allume l'appareil photo et lui il me dit "Brésil, 27ième jour de voyage"! C'est fou, non?! Oui, mon appareil me parle. Attention, pas celui qui fait scritch - scritch. D'ailleurs, je viens enfin de récupérer les photos de Rio faites avec l'appareil qui fait scritch - scritch. Après 2 allers-retours en bus à Salvador, enfin, j'ai récupéré mes 27 photos pourries,  floues et surexposées (plus que celles que je mets en ligne je veux dire). Il va me falloir les scanner et passer 2 jours sur Photoshop pour les retoucher avant de jeter le résultat à la poubelle. Bon cela m'a permis de prendre le bus, j'adore cela. Et en plus, j'ai évité l'autre activité, encore plus ridicule. Virginie a arpenté plusieurs étages de centre commercial avec les enfants à la recherche d'un pull pour Louis! Un pull! Au Brésil! Ben ça n'existe pas. C'est l'hiver et tout ce que tu peux trouver, c'est des tongs, des strings (tangas à la limite) et des paréos. Des pulls, niet, nada comme on dit ici.

Mais bon, je disais "c'est fou, non?!". Outre le fait que l'appareil nous parle et qu'il soit plus intelligent que nous deux réunis, c'est fou ce que le temps file!

Alors on s'accroche et on profite de chaque seconde.

Bon attention, toutes les secondes ne se valent pas. Il y a même des heures qui sont limite pénibles. Là je vois, on revient de Mangue Seco, Bateau plus 3 heures de voiture. On avait un chauffeur mélomane, un puriste. Le gars était affûté grave, un matos impressionnant. Les baffles à l'avant rendaient bien et rendaient fort surtout. Le chien à la tête qui bouge posé à côté du volant, il dansait en musique et il bougeait tellement la tête que ses oreilles faisait ventilateur. C'est pour dire; du bon matos, respect. En plus, un passionné le gars, la samba en grand en large, pas de faute de goût! Bon, ben Virginie a passé 3 heures à l'avant, à profiter quoi! Quand on est arrivé à Salvador, elle était mûre, on a posé les affaires à l'auberge, on a foncé au resto. Le serveur a voulu allumer la télé sur une chaîne musicale, elle a cogné direct. J'étais embêté, pour les enfants, ce n'est pas un bon exemple!

Enfin sinon, dans l'ensemble, on apprécie! Mais cela va vite.

J'imagine que pour vous le temps doit paraître plus long, surtout à la lecture de ce genre de texte.

Mangue Seco

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 10:28

Yes, aujourd'hui c'est mon anniversaire, je peux commander tout le monde, on va jouer à l'iPod, regarder des dessins animés, je suis le chef!

Ce matin, j'ai soufflé la bougie. On avait prévu de le faire ce soir mais maman s'est mal faite comprendre du cuisinier donc on a eu le gâteau après le p'tit déj. On s'est forcé!

5 Mangue Seco - Anniversaire 4

 

Et en plus j'ai eu 3 bakkugans! Trop cool!

5 Mangue Seco - Anniversaire 7

Bon, maintenant il faut que j'aille chasser les crabes parce que la marée descend!

Bises à tout le monde

LOUIS

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Published by Famille Ducasse - dans Brésil
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