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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 09:25

C’est parti pour le bus vers Dali. Le taxi qui nous emmène à la gare de bus nous fait voir les faubourgs de Kunming. C’est hideux, des barres d’immeubles sales sur des kilomètres, mais chose agréable, tous les toits sont recouverts de panneaux solaires. A croire que les Chinois nous devancent sur l’équipement solaire! Une chance.

Nous achetons des billets pour le prochain bus, dans 20 minutes. Encore un mini-bus dans lequel il faut tenir les bagages pour ne pas qu’ils écrasent les autres passagers à chaque tournant. 4 heures cramponnés aux bagages. La route monte à travers de longs tunnels, puis redescend, monte encore, puis redescend encore. Ce sont les montagnes russes. On passe devant de belles vallées où les rizières structurent les pentes des collines. Le bus fonce malheureusement trop vite pour que je puisse cadrer une photo! Et il commence à faire froid. Kunming se trouvait à 1000 m d’altitude et là on atteint les 2000 m. Une petite pause déjeuner pour avaler des chips, une banane et goûter une boulette de pâte farcie avec des légumes et du porc, bourratif mais pas désagréable.

Dali

Nous arrivons enfin à Dali, où il pleut. Nous atteignons notre auberge et nous installons dans 2 chambres propres. Nous laissons les enfants devant un dessin animé et partons faire des courses pour manger un peu mieux ce soir sans avoir à sortir. Dans une boulangerie allemande, nous mettons la main sur de bons petits bagels aux céréales et de beaux gâteaux pour le dessert ainsi que sur de l’emmental d’importation. Nous trouvons aussi quelques légumes à manger crus. Accompagnés d’une soupe aux potirons bien chaude, cela va nous faire un peu de réconfort.

Il gèle à Dali, mais heureusement, il y a des couvertures électriques.

Le lendemain matin, le ciel est bas et gris. Une longue séance d’école pour essayer de rattraper un peu les journées de voyage et nous partons visiter la vieille ville.

02 Dali - Vieille ville 08

Dali est une ville très touristique et la vieille ville a été refaite de façon plutôt voyante. Le cadre est cependant très agréable. A l’Ouest, les montagnes du Cãng Shãn (monts vert jade) culminent à plus de 4000m. Au Nord et à l’Est, le grand lac Erhai Hu puis plus loin, d’autres monts qui créent une grande cuvette protégée.

La ville de Dali est habitée par l’ethnie des Bai qui s’installa dans la région il y a 3 millénaires. Au VIIIème siècle, ils gagnèrent leur indépendance et prirent le contrôle du Sud-ouest de la Chine et de la haute Birmanie. Ils furent ensuite défaits par les Mongols (comme tout le monde, quoi) et la ville repris de l’importance durant les 5 siècles de relative indépendance du Yunnan.

Il reste quelques centaines de mètres de remparts dans la vieille ville ainsi que l’architecture dominée par la pierre grise et les façades blanches peintes.

02 Dali - Vieille ville 02   02 Dali - Vieille ville 05

02 Dali - Vieille ville 04

Mais comme à Hoi An, la ville ressemble plus à un magasin qu’à un village. Des échoppes partout, des filles en coiffe traditionnelle avec survêtement et baskets, des hordes de touristes chinois qui nous prennent en photo.

02 Dali - Vieille ville 09  02 Dali - Vieille ville 14

02 Dali - Vieille ville 11

Comme le temps a l‘air de changer, nous décidons de monter faire un tour dans la montagne. Nous passons par l’auberge pour qu’ils nous organisent un taxi et nous achètent des billets moins chers pour le téléphérique. Grosse erreur. Le temps qu’ils se mettent en route (15 minutes), qu’ils aillent acheter les billets (15 minutes aller) et qu’ils les ramènent (15 minutes retour), qu’ils pensent à appeler un taxi (15 minutes) et qu’on fasse la route (15 minutes encore), il est presque 16 heures quand nous arrivons en haut. Le trajet est assez long et offre de belles vues sur la montagne et la vallée.

02 Dali - Cang Shan 01

C’est malheureusement trop tard pour entamer la randonnée de 11 kms à flanc de montagne. C’est dommage, la route avait l’air facile, bien pavée, et les paysages magnifiques car le soleil est sorti.

02 Dali - Cang Shan 13

02 Dali - Cang Shan 12

Nous décidons donc de profiter du torrent pour jouer et profiter de la vue jusque la fermeture du téléphérique.

02 Dali - Cang Shan 05   02 Dali - Cang Shan 09

Quand nous redescendons dans la vallée, les nuages font de même et bientôt c'est le gris qui recouvre tout.

02 Dali - Cang Shan 15

Le soir, nous commandons des tickets pour le premier bus pour Lijiang à l’auberge. Encore une grosse erreur! Ils ne nous prennent pas le premier bus, ni le deuxième, mais nous ne le saurons que le matin après avoir bouclé les valises à l’aube.

Nous tentons de faire une petite séance d’école pour passer le temps, puis comme le bus tarde, les enfants partent jouer au billard. Tous nos plans pour partir tôt et arriver avant l’heure du déjeuner tombent à l’eau; nous sommes encore bons pour manger une banane dans le bus.

Le trajet est de plus éprouvant car c’est un bus soi-disant express conduit par un malade mental, en compétition ouverte avec les Vietnamiens sur la conduite. Un express qui va mettre 5 heures quand même pour faire les 150 kms, soit plus que le bus normal, collant les passagers aux sièges sur 100 m puis pilant pour prendre de nouveaux passagers sur la route.

50kms de trajet dans la plaine nous laissent le temps d’admirer (pour ceux qui arrivent à quitter la route des yeux) les cultures irriguées par le lac. Des fraises, des légumes et du riz bien sûr! On passe aussi des carrières de marbre et des ateliers de découpe qui impressionnent les enfants.

03 Lijiang - Route depuis Dali 04   03 Lijiang - Route depuis Dali 05

03 Lijiang - Route depuis Dali 08

03 Lijiang - Route depuis Dali 13 

Puis c’est la route de montagne et on aperçoit des plantations de thé. La route est réellement magnifique, passant de belles vallées cultivées, des petits villages. Là encore, difficile de faire des photos sans fracasser l’appareil sur la vitre. En plus, les couleurs sont baveuses!

03 Lijiang - Route depuis Dali 11   03 Lijiang - Route depuis Dali 15

03 Lijiang - Route depuis Dali 17

La dernière partie est malheureusement en travaux et on avance à petite vitesse l’estomac vide et le ventre sensible.

Enfin, les montagnes se dégagent et nous arrivons dans la plaine de Lijiang, dominée par le superbe Yulong Xueshan (mont enneigé du dragon de Jade, 5500 m). Il fait un temps superbe. Nous avons déjà réservé un hôtel donc l’arrivée devrait être douce.

27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 20:19

Jianshui

Quel contraste avec la ville d’Hanoi que nous venons de quitter! Que les Chinois sont souriants, curieux, rigolards à Jianshui! Pas stressés. En même temps, ils n’habitent pas dans le bruit et la fureur de Hanoi. Jianshui est calme, accueillante et compte à peu près 20 000 habitants (un hameau en Chine).

Quand on sort de la vieille ville, on trouve bien sûr des quartiers plus misérables ou des avenues rectilignes mais la même ambiance y règne. On y croise des personnes en scooter électrique, en vélo ou à cheval.

01 Jianshui - Ville 01  01 Jianshui - Ville 05

La vielle ville en revanche a gardé son charme. Ce n’est pas un musée; les maisons ont été restaurées mais abritent des banques, des cantines, des magasins de chaussures, … C’est une ville normale avec de belles maisons et de beaux temples, des portes monumentales, des sites conservés  Très différent et beaucoup plus puissant que Hoi An. En même temps, il n’y a pas meilleur que les Chinois pour faire vivre une ville chinoise.

Il y a un nombre incroyable de magasins de vêtements et de chaussures, à des prix incroyables. Pour les touristes chinois sans doute.

01 Jianshui - Ville 03

01 Jianshui - Ville 09

Se balader sur les rues pavées, visiter des demeures ancestrales et de jolis jardins nous transportent dans le temps. C’est la vraie joie des tours du monde. Nous vivons les aventures de Tom et Léa (je suis sûr que vous êtes de fervents lecteurs des « cabanes magiques », à moins que vous n’ayez plus de 9 ans et que vous ne connaissiez pas d’enfants). Nous avons visité des endroits magnifiques comme la maison de la famille Zhu, conservée à travers les générations. 

01 Jianshui - Jardins Zhu 09   01 Jianshui - Jardins Zhu 08

01 Jianshui - Jardins Zhu 10   01 Jianshui - Jardins Zhu 19

Nous avons trouvé l’architecture que nous mettrons en œuvre lorsque nous construirons notre maison: des cours carrées et les bâtiments autour, ouverts, de jolies pentes, … On peut toujours rêver.

01 Jianshui - Jardins Zhu 21

Et la féérie augmente lorsque paraît une belle en costume traditionnel (oui, oui, c'est une touriste chinoise qui fait des photos; sous le costume, elle a des bas résilles noirs, des baskets blanches et un T-Shirt "I am not your mom, do your laundry yourself").

01 Jianshui - Jardins Zhu 02   01 Jianshui - Jardins Zhu 06

C’est le dépaysement total. Sortis des « wei », « ni hâo », « chei chei », nous ne comprenons rien à ce que l’on nous dit et c’est réciproque. Commander à manger dans un restaurant est une vraie aventure, avec du suspens, des surprises, des moments d’horreur et de rigolade. Et même quand on nous apporte ce qu’on pensait avoir commander, cela n’a rien à voir avec ce que l’on imaginait. Je me suis fait avoir plusieurs fois avec le poulet en prenant le plat typique de la région (un ragout de poulet avec des plantes médicinales cuit dans un pot en terre).Je me suis retrouvé à ne rien pouvoir manger. Les morceaux de choix ici sont les pattes et le cou, cuits avec la peau. Pas facile de trouver de la viande là-dessus et de l’extraire avec des baguettes. La seule méthode qui vaille est la méthode locale: tout fourrer dans la bouche et cracher par terre les cartilages trop durs et les os. Je n’arrive pas encore à cracher par terre et c’est très limitant pour manger ici.

Bon, on a quand même fini par aller s’acheter des légumes à manger crus au marché et des nouilles à se préparer avec de l’eau chaude pour manger à la maison et rompre avec la routine des repas surprises.

Très sympa d’ailleurs le marché. Les enfants sont restés longtemps à regarder les anguilles se faire assommer, éventrer et arracher les entrailles. Pareil avec les poissons ou les grenouilles.

01 Jianshui - Marché 02   01 Jianshui - Marché 03

Les stands de viande sont moins appétissants.

01 Jianshui - Marché 01

Le lundi, c’est Pâques ici aussi et c’est l’hôtel qui sert de décor à la chasse. C’est toujours le même combat!

01 Jianshui - Hôtel 04   01 Jianshui - Hôtel 07

01 Jianshui - Pâques 01

01 Jianshui - Pâques 09

01 Jianshui - Pâques 10

Comme nous nous plaisons à Jianshui, nous prolongeons d'une journée et allons visiter le temple de Confucius. Celui-ci fit office d'école pendant 750 ans et de ses portes sortirent de nombreux diplômés des concours impériaux. C'est un parc immense dans lequel nous pouvons méditer les enseignements de Confucius que l'on nous a remis à l'entrée (en Chinois).

01 Jianshui - Temple Confucius 15

01 Jianshui - Temple Confucius 11

01 Jianshui - Temple Confucius 10

Cette pretite prolongation nous oblige à accélérer le rythme pour l'étape suivante. Le mercredi, nous prenons le bus pour Kunming, la capitale de la province (plus d'1 million d'habitants). Sur la route, nous passons par la cuvette de Tonghai, où s'étendent à perte de vue des cultures de choux. Des champs de choux, des camions de choux, des tas de choux. L'arrivée sur Yuxi est moins champestre; des hauts fourneaux, des centaines de barres d'immeubles en construction autour d'usines noires. Et enfin, l'arrivée à la gare de bus de Kunming.

Enorme ville, hautes tours, nous en profitons pour bien manger et visiter un supermaché chinois, racheter des basiques pour la suite. Nous visiterons la ville au retour.

Le jeudi, nous partons pour Dali, vers l'Ouest et les montagnes.

Kunming

24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 21:09

01 Hekou - Passage frontière 02

Le passage en Chine est assez rapide. Les visas sont vite vérifiés et on peut noter la qualité de service du fonctionnaire en charge grâce à un petit boîtier avec des petits boutons qui sourient ou qui ne sont pas contents.

En revanche, l’étape bagages est plus laborieuse. Ils sont passés au scan et l’officier ouvre et inspecte tous nos sacs. Nous devons tout sortir car il cherche quelque chose de bien particulier. Il fait des aller-retour entre son scan et nos sacs jusqu’à ce qu’il localise notre Lonely Planet Chine. Une fois trouvé, il le confisque. Taiwan y est décrite comme une nation indépendante de la Chine et ça, ça ne passe pas ! Confisqué, fini, circulez !

Le problème pour nous, c’est que sans le LP (que nous n’apprécions pas outre mesure), nous sommes perdus. Personne ne comprend ce que nous disons, nous sommes incapables de lire les idéogrammes donc pas moyen de se déplacer, de communiquer, etc.

Virginie se plante devant le stand pour parlementer mais le gars ne parle pas anglais et l’évite soigneusement du regard, s’occupant des autres migrants. Virginie ne désarme pas. J’accoste une fille qui parle anglais et lui demande comment nous pouvons récupérer le guide mais elle ne souhaite pas que le douanier nous voie parler ensemble. J’essaie de lui dire la ville où nous voulons aller et elle ne me comprend pas; ça commence bien. Elle m’informe que nous pourrons acheter une autre version du guide à Kunming (mais comment aller jusqu'à Kunming?!) mais elle ne peut pas faire plus. Au bout de 20 minutes, le douanier appelle finalement un douanier plus jeune qui parle un peu anglais. Nous lui expliquons que nous avons besoin du minimum, pour nous déplacer, qu’il nous faut pouvoir montrer les idéogrammes adéquats. Il consent à nous laisser déchirer la partie concernant le Yunnan pour que nous puissions commencer le voyage. Le reste, il le garde. Pas méchant, mais juste obligé d’appliquer les ordres. Désolé pour le guide papa, peut-être que je te ramènerai la version chinoise !

Sur cette mini-victoire, nous nous dirigeons vers la gare routière. Elle est vide. Il y a un grand panneau avec les horaires de départs.

01 Hekou - Horaires de bus

Nous, c’est facile, on veut aller à Jianshui (prononcez « Tchen - Cheui »), c’est « petite harpe et étoile qui marche ». On peut la voir en bas du tableau et on peut aussi voir que le dernier bus est parti à 7h15. La frontière ouvre à 7h00 au Vietnam, soit 8h00 en Chine avec le décalage horaire, donc on ne pouvait pas l’avoir. Là il est 9h15 et il n’y a nulle part où aller.

Un gars parlant anglais nous demande ce qu’on préfère: « passer la nuit ici à Hekou ou prendre un bus privé qui nous arrêtera à Gejiu, sur la route? ». Le tarif, ça va être 2 fois le prix du billet normal pour un trajet moitié moins grand. C’est d’accord? "C’est-ce que je pensais".

Nous voilà donc assis dans un bus minable, à attendre que celui-ci se remplisse assez pour que le chauffeur veuille bien partir.

01 Hekou - Bus pour Gejiu 03

Finalement, il va se remplir de légumes, de tapis, de locaux qui fument (comme il y a 25 ans en France, ça fait un drôle de retour en arrière) et qui crachent par terre en se raclant bien la gorge (et en évitant les légumes).

Le bus part finalement, sous la pluie. La route suit le fleuve rouge pendant un long moment et elle est vraiment difficile. Sur le bord, c’est bananiers et hévéas.

Un petit poste de contrôle pour faire une pause et nos passeports sont observés, enregistrés minutieusement. On retarde le bus là!

01 Hekou - Bus pour Gejiu 04

La route s’améliore car nous arrivons sur une grande double-voies. Elle monte et bientôt il fait vraiment froid. Nous prenons notre déjeuner (un paquet de biscuits LU achetés au Vietnam). Lorsque la brume s’écarte, on peut voir de belles rizières.

Notre voisin qui s’ennuie transforme son téléphone en boite de nuit. Le son n’est pas très bon ou bien c’est la musique d’origine, pas facile à dire.

Au bout de 4 heures, nous passons les grandes industries chimio-métallurgiques de Gejiu (ils font aussi dans l’étain je crois) et arrivons dans le centre ville: des avenues plus larges que les Champs Elysées bordées de bâtiments d’habitations staliniens, vides pour la plupart. C’est beau la perspective en architecture. Il faut croire que les habitants locaux n’ont pas de goût et n’en veulent pas.

Le chauffeur nous arrête devant la station de bus et nous désincarcérons les sacs (ce serait bête de se tromper et de partir avec un sac de citrons verts) avant de descendre sous la pluie.

Nous repérons vite la petite harpe et l’étoile qui marche et nous dirigeons vers le guichet mais un chinois veut nous aider et nous demande où nous allons. Virginie tente un « Tchen - Cheui » et il nous emmène vers un autre guichet. Pour être sûrs, nous sortons ce qui reste du guide et montrons l’idéogramme. Il rigole et se ravise, nous emmenant vers le premier guichet. Leçon: il ne faut pas parler, c’est trop dangereux ! Les gens sont très serviables, ils nous regardent en rigolant, très curieux de notre présence. En même temps, nous aussi on est surpris d’être à la gare routière de Gejiu !

Nous arrivons à prendre des tickets de bus pour un prix dérisoire et une fille file avec nos billets. Nous suivons avec les valises, passons les détecteurs et montons dans le bus. On dirait qu’il part dans 5 minutes donc c’est le moment d’aller rigoler en visitant les toilettes.

Une fille qui parle anglais me demande d’où on vient. Du Vietnam, enfin de France en fait. Chouette, c’est la première fois qu’elle voit des français ! Elle a de la chance, aujourd’hui, j’ai un beau nez rouge façon poivrot qui boit trop de vin (grâce à un bon gros rhume), cela fait vraiment typique !

Le bus part bientôt ! La roue tourne ; dans 2 heures nous serons à Jianshui, dans 3 heures dans un hôtel à regarder la pluie tomber !

Le reste du voyage se passe à peu près comme prévu. 2 heures plus tard nous arrivons à la gare de Jianshui et nous nous faisons conduire au centre ville en tuk-tuk, devant un hôtel mentionné par le guide. Comme il n’est pas génial, je pars faire les hôtels. Il y a bien les jardins de la famille Zhu, qui font aussi pension de luxe dans leur demeure ancestrale mais il ne reste que la suite et nous avons peu d’argent. En fait, nous n’avons pas assez d’argent pour nous payer un hôtel, manger et reprendre un billet de train. Le change que nous avons fait n’incluait pas l’arnaque de bus du matin. Et comme le guide indique que les banques locales ne prennent pas la visa, nous sommes coincés. Un petit air de déjà-vu quand même après Atacama et la Birmanie.

Je trouve quand même un hôtel qui a une suite vraiment tentante: 2 belles chambres avec des lits immenses, un beau salon avec de la place, bureau et tables pour faire l’école, le tout dans une maison traditionnelle super belle et relativement pas cher. En négociant avec la tenancière, elle passe un coup de téléphone et nous assure que si nous avons un problème d’argent, il y a une banque en ville qui prend la visa. Il ne va trop nous manquer le guide LP!

15 minute plus tard, je roule sur les Yuans et nous nous installons dans la suite à 30 euros pour effacer cette journée de fatigue.

01 Jianshui - Hotel 03

En passant, nous avons pu constater que Jianshui est une ville magnifique, dont les maisons traditionnelles chinoises ont été conservées et restaurées. La visite va être agréable. Cerise sur le gâteau, peu de monde et des scooters électriques!