Punta Arenas - Un temps de manchot
A Punta Arenas, nous nous installons dans une auberge à recommander, Hostel Independencia. Eduardo, le propriétaire, est très sympa et notre chambre est vétuste (vraiment extrêmement vétuste et c'est parce que nous voyageons depuis des semaines que nous fermons les yeux là-dessus) mais grande. Le poêle de la cuisine fait monter la chaleur jusqu’à l’étage et nos cinq couvertures nous écrasent suffisamment pour dormir. Super petit déjeuner et bons conseils. Nous décidons de ne rien faire pendant quelques jours, si ce n'est une escapade pour aller voir des manchots de Magellan.
Escapade qui implique 4 heures de bateau sur le détroit quand même. Heureusement, le temps n’est pas trop mauvais, le vent présent comme toujours mais supportable et l’eau est plutôt calme.
Notre bateau est un ancien bateau de pêche plutôt confortable.
A la surprise des marins, nous croisons 5 baleines qui passent d’un océan à l’autre mais pas de dauphins de Commerson aujourd’hui.
Arrivés sur l’île de Magdalena, nous avons droit à une heure pour déambuler au milieu des habitants protégés de l’île: les manchots de Magellan (que eux appellent pingouins de Magellan).
Les enfants vont essayer de communiquer avec les manchots avec plus ou moins de bonheur:
- celui-là n’est pas intéressé
- celui-là se demande s’il ne pourrait pas arracher un doigt ou deux pour se faire un goûter
Leur activité principale en ce moment, c’est couver et protéger les nids car les petits vont bientôt sortir (d’ici une semaine). Pour se distraire, Karaoké, baignade, sieste.
Dans le bateau, le cuisinier gave les enfants de coca, bonbons, trucs salés, clafoutis pendant que papa passe le temps en sirotant des piscos sour et du vin.
Après-midi fatigante finalement alors que nous voulions nous reposer mais quelques joies sur l’île.
Le top pour les enfants:
- lorsqu’un manchot à qui Théo parlait s’est retourné et lui a déféqué devant
- lorsque les manchots se battent contre les mouettes
- lorsque les manchots nagent sous leurs pieds sur la passerelle
Le lendemain, virée à la zone franche pour voir si l’on pourrait acheter un appareil photo étanche pour faire des photos à Tahiti mais même en négociant et sans les taxes, les prix restent plus chers qu’en France. Tant pis.
Le reste du temps, nous préparons Santiago, l’île de Pâques, Tahiti, nous rattrapons toutes les séances d’école annulées par nos voyages récents. Du transit, quoi!
Mardi, départ en avion pour Santiago et les derniers jours en Amérique du Sud. Il nous tarde de remonter vers le soleil et la chaleur parce que nous couvons tous des maux de gorge.