JOUR 1 Premier réveil à Ushuaia, le soleil que nous sommes venus chercher est au rendez-vous. Bonne surprise, le petit déjeuner est excellent dans l’auberge. Nous nous gavons de délicieux croissants (les meilleurs mangés en Argentine). Ils viennent de la boulangerie d’à côté, boulangerie dont on entend le pétrin tourner le matin. Au début cela peut déranger mais c’est pour la bonne cause! Une décision unanime condamne l’école pour aujourd’hui; maîtres et élèves sont trop fatigués! Nous allons nous dégourdir les jambes sur le port pour découvrir la ville, les épaves. Ushuaia est coincée par la montagne...
El Calafate - Les glaciers, les vrais, pas ceux qui vendent du chocolat
Nous sommes dans l’avion de Bariloche vers El Calafate. Depuis l’avion, on voit déjà les glaciers du parc national Los Glaciares. 40% du parc est couvert par des champs de glace et 13 glaciers majeurs alimentent deux grands lacs: le lac Viedma au Nord (près duquel se trouve la ville d’El Chalten) et le lac Argentino (près duquel se trouve El Calafate). Depuis l’avion, on voit bien le glacier Viedma, le plus grand d’Amérique du Sud. On prend de l’avance sur les prochains jours! Le lac Argentino est un lac bleu-vert sur lequel passent des icebergs, comme des feuilles de saule, légers et fragiles...
Bariloche se situe dans une région de lacs de montagnes en bordure de Cordillère des Andes, au milieu de l’Argentine à 1500 kms de Buenos Aires et d’Ushuaia en gros. La région est connue pour sa route des 7 lacs qui offre de beaux panoramas de montagne. Alors qu’il y a trois semaines nous peinions à trouver de la neige à 5000m, ici, la neige tapisse les sommets à 2500m. Les stations de ski viennent de fermer. Après une première journée de récupération, nous commençons doucement notre exploration de la région en faisant une balade dans le parc Llao-Llao. Lacs, forêt mêlant bambous, arrayanes et...
Réveillés de bon matin par (les enfants) le soleil, nous profitions des kilomètres de route de montagne entre El Bolson et San Carlos de Bariloche. C’est vert, c’est blanc, c’est bleu, c’est beau. Nous sommes directement accueillis à Bariloche par le propriétaire de l’appartement que nous avons loué, tout se passe bien. Gagnés par l’envie de luxe de la famille Fourcade (une famille de Tourdumondistes qui nous précède de quelques semaines - http://detoursdhorizons.over-blog.com, et qui a loué cet appartement il y a 2 semaines), nous avons craqué pour les 70 m² avec 2 chambres, 2 salles de bain,...
Nous arrivons à Puerto Madryn en avion et pendant les dernières minutes de vol, les enfants essaient d'apercevoir des baleines à travers le hublot. Théo prétend en avoir vu plusieurs! Puerto Madryn est une ville assez moche, située sur une plaine assez morne et plutôt moche MAIS avec une côte superbe: de belles plages de galets et de hautes falaises. De la mer, on ne voit que cela, donc du point de vue du phoque moyen, c'est une belle région, alors ils viennent en masse. Au Nord de Puerto Madryn est accrochée la péninsule de Valdès, elle-même composée de plateaux assez mornes et moches, des salines,...
C'est la grève partout! Et oui, il y a eu aussi une grève sur ce blog, une grève dure, unanimement suivie. Pas d'articles, pas de photos pendant des jours et des jours! Pour faire écho aux manifestations métropolitaines et soutenir nos camarades luttant pour une réforme plus juste, une réforme dans laquelle, par exemple, ceux qui font un tour du monde en année sabbatique ne perdent pas un an de cotisations, nous avons aussi bloqué la parution du blog (enfin juste une grosse semaine). Une manifestation avec des slogans pointus a même failli avoir lieu mais elle s'est cantonnée à une préparation...
Aujourd’hui, lever tôt car c’est la grande traversée vers le Chili. A 7h30, on est sur la route (si, c’est tôt!). On prend tout d’abord la vallée des 7 couleurs (donc petites photos en passant, pour s’ajouter aux 1000 d’hier) puis c’est la montée. La montagne est très belle, ce sont les mêmes couleurs, mais cette fois étalées sur des kilomètres en largeur et en hauteur. La route monte assez vite; en moins de 20 kms de lacets, on monte à 4200 mètres pour passer le premier col. Ensuite, cela redescend et se stabilise à 3800 mètres pour une succession de plateaux colorés: des rouges, des verts, des...
Nouvelle voiture! Celle-là a le droit de traverser la frontière vers le Chili (moyennant 250 pesos). Et comme la dernière fois, ce n’est pas la voiture prévue! Toujours pas de vrai coffre, elle est plus vieille que la précédente, la climatisation marche presque, elle est déjà sale alors qu’on n’a pas commencé à jouer avec! Virginie va mettre quelques centaines de (chauds) kilomètres à digérer cela. Ces premiers kilomètres nous emmènent vers le nord, vers Jujuy (prononcez ChuChui si vous êtes écossais, avec le « ch » de « loch », ou Jujuy si vous êtes espagnol en prononçant le « j » comme il se...
En route vers Cachi, donc, autre bourgade prisée des visiteurs. Nous voilà repartis pour une route qui s'avère extrêmement lente. Elle se trouve non seulement bordée de montagnes qui nous obligent à nous arrêter pour photographier souvent, mais surtout elle est non asphaltée, "consolidée" comme ils disent ici, propice à des pointes de vitesse de 45 voire 50 km/h. En passant, on s'amuse à photographier les bornes kilométriques. C'est la Ruta 40; le bout n'est pas loin, on ira d'ailleurs essayer de le toucher dans quelques jours, mais on verra surtout le début de cette route tout en bas, en Patagonie...
C'est parti pour la route! La voiture est louée; le coffre est trop petit pour nos gros bagages, chouette! Les enfants auront une table à carte à l'arrière, le luxe, quoi! Une petite visite en courant aux distributeurs de banques, l'école pour les enfants, et hop, il est encore midi! Adaptation à la conduite locale: les Argentins n'utilisent pas l'Euro et ont aussi une autre manière de compter les kilomètres. Exemple, quand c'est marqué limite de vitesse = 40km/h, cela veut dire 80 km/h. Alors on fonce, le coup de klaxon, c'est gratuit, c'est pour moi, ça me fait plaisir! La route vers Cafayate...
Premier jour en Argentine, c’est un dimanche à Puerto Iguazu et autant dire qu’on ne l’a pas vu passer. Lever tardif, il pleut, séance d’école pénible pour maîtres et élèves, déambulation dans la ville sous la pluie pour trouver une pharmacie ouverte (premières toux dues à la clim), un resto ouvert, un supermarché ouvert. Achat des billets de bus pour le lendemain. La seule bonne nouvelle de la journée vient par hasard. A un moment, il nous est apparu que nous venions de prendre une heure de décalage horaire sans nous en apercevoir. Nous étions restés bloqués à l’heure du Pantanal et il y en avait...