C’est parti pour le bus vers Dali. Le taxi qui nous emmène à la gare de bus nous fait voir les faubourgs de Kunming. C’est hideux, des barres d’immeubles sales sur des kilomètres, mais chose agréable, tous les toits sont recouverts de panneaux solaires. A croire que les Chinois nous devancent sur l’équipement solaire! Une chance. Nous achetons des billets pour le prochain bus, dans 20 minutes. Encore un mini-bus dans lequel il faut tenir les bagages pour ne pas qu’ils écrasent les autres passagers à chaque tournant. 4 heures cramponnés aux bagages. La route monte à travers de longs tunnels, puis...
Quel contraste avec la ville d’Hanoi que nous venons de quitter! Que les Chinois sont souriants, curieux, rigolards à Jianshui! Pas stressés. En même temps, ils n’habitent pas dans le bruit et la fureur de Hanoi. Jianshui est calme, accueillante et compte à peu près 20 000 habitants (un hameau en Chine). Quand on sort de la vieille ville, on trouve bien sûr des quartiers plus misérables ou des avenues rectilignes mais la même ambiance y règne. On y croise des personnes en scooter électrique, en vélo ou à cheval. La vielle ville en revanche a gardé son charme. Ce n’est pas un musée; les maisons...
Chine - Un long voyage commence par un (faux-) pas
Le passage en Chine est assez rapide. Les visas sont vite vérifiés et on peut noter la qualité de service du fonctionnaire en charge grâce à un petit boîtier avec des petits boutons qui sourient ou qui ne sont pas contents. En revanche, l’étape bagages est plus laborieuse. Ils sont passés au scan et l’officier ouvre et inspecte tous nos sacs. Nous devons tout sortir car il cherche quelque chose de bien particulier. Il fait des aller-retour entre son scan et nos sacs jusqu’à ce qu’il localise notre Lonely Planet Chine. Une fois trouvé, il le confisque. Taiwan y est décrite comme une nation indépendante...
Effectivement, nous nous sommes réveillés un peu tard pour prendre nos billets de train. Nous n’avions pas pris en compte les vacances scolaires françaises, ni le fait que la saison touristique de Sapa bat son plein (les rizières sont vertes). Le mercredi soir, il ne restait plus de places dans les trains avant samedi soir! Nous voulions un train le vendredi soir afin de nous rendre au marché de Sapa, comme tout le monde. Nous aurions peut-être pu tenter de prendre une place dans les trains de luxe privés. L’achat des billets avec une caissière parlant quelques mots se révèle ardu. Elle nous affirme...
Après l'escapade en baie d'Halong, nous revenons assez épuisés par la nuit au diesel. Nous consacrons tout de même le jeudi à l'exploration des 36 rues de nouveau et faisons quelques achats de souvenirs. Les maisons ressemblent à des containers de bateau. 3 m de large et 2,5 m de haut, très profonds, fonctionnels. De petits couloirs ou des ruelles permettent d'accéder aux pièces successives de l'arrière, à de petites cours. Les containers sont entassés les uns sur les autres, 2 ou 3 maximum. Dans les pièces de devant, les passants voient la boutique ou la pièce à vivre avec une couchette, de l'eau...
A 8 heures du matin, nous faisons route vers la baie d'Halong. Il y a évidemment des riziẻres ả perte de vue, et, plus étrange, des tombes au milieu des rizières et des vendeuses de pain en bord de route. A mesure que nous progressons, nous croisons aussi d'affreuses usines thermiques. Il y a aussi des mines de charbon ả ciel ouvert. 7 heures de route aller-retour laissent plus de temps qu’il n’en faut pour apprécier la conduite locale. Quelques principes simples la gouverne, en l’absence de règles. 1 - Il faut toujours garder à l’esprit le mépris de sa propre sécurité et de celle d’autrui. Le...
Notre arrivée à Hanoi a été plutôt calme car nous avions négocié un taxi gratuit avec notre hôtel choisi le matin même. Pas de stress du taxi à la commission donc! Notre chambre familiale dans le vieux Hanoi n’est pas mal, loin du bruit au 4ème côté cour (sans ascenseur si je peux rajouter un petit bémol). Nous traînons un peu ce dimanche matin car nous n’avons que le temps de faire l’école avant notre rendez-vous avec la famille Cagnard. Les Cagnard de Hanoi, ce sont Stéphanie et Marc, entourés de Paul, Louis, Adrien et Alexandre. Ce sont les cousins de la famille Pelet de Léguevin (Claire et...
A l’arrivée à Hué, je vous passe les arnaques combinées taxi gratuit-payant + hôtel qui a le même nom mais qui n’est pas le bon. Bizarrement, on se fait quelquefois encore avoir et on y laisse quelques dollars, de l’énervement et quelques minutes. Nous reprenons nos sacs et finissons de traverser la ville à pied. Trop de taxis dans cette ville, de motos avec chauffeur, de cyclo-pousses, … Certaines motos ou cyclo-pousses n’hésitent pas à nous demander si nous voulons monter à 4 avec les valises. Il y en a même un qui, nous voyant suant avec les valises, nous propose d’aller vite faire la visite...
Nous quittons Hoi An pour Da Nang en nous acquittant des 18 $ réglementaires pour le taxi. Nous espérions que notre hôtel ne ferait pas partie de la conspiration mais c'était mal le connaître. Nous lui avions demandé le prix de billets de train pour Hué et ils nous annonçaient 50$ pour 4 contre 40$ pour les agences en ville. Arrivés à la gare de Da Nang, nous achetons les billets pour 9$ dollars en tout. Si ça se trouve, quand on achète les billets à l'hôtel, les billets doivent prendre un taxi pour Hoi An! Nous prenons le train de midi et nous doutons du service à bord. Déjà qu'un sandwich SNCF...
La petite ville de Hoi An se trouve à 35 kilomètres au sud de Da Nang, 3ème ville du pays, en plein centre du Vietnam. A l'aéroport règne un petit racket en règle, avec prix fixe des taxis à 18$ pour 30 minutes de route. La route permet de longer une des très belles baies du monde, malheureusement invisible derrière les chantiers d'immenses palaces en construction. Nous dépassons aussi la montagne de marbre. Notre hôtel nous fournit un accueil glacial mais une belle grande chambre. La piscine aussi est glaciale et ça c’est un gros malheur! Finie la baignade avant l’Indonésie, il va faire trop froid...
Bonjour le Vietnam! Voilà un pays à l’encontre duquel nous avions quelques réticences! Tant de voyageurs nous ont mis en garde contre le caractère difficile des Vietnamiens avec les touristes que nous ne savons plus quoi attendre. Saigon ou Ho Chi Minh est souvent décrite comme une mégalopole bruyante et éreintante alors nous avons prévu d’y rester le moins longtemps possible. A l’arrivée, nous sommes agréablement surpris. Nous prenons un hôtel à 100 mètres de l’arrivée du bus, dans le centre routard de la ville, nous déposons bien vite nos bagages et nous partons manger. Nous nous régalons d’un...
Parti bien en retard, notre bus pour Phnom Penh est arrivé juste comme il faut 6 heures après, bien en retard. C'est dommage car nous avions prévu de remplir l'après-midi en faisant un marché pour acheter des souvenirs. Nous fonçons donc à l'hôtel pour déposer les bagages et reprenons un tuk-tuk pour le marché russe qui va bientôt fermer. Plein de petites allées comme d'habitude, dans lesquelles Virginie évite celles dédiées à la viande et au poisson (il n'en faudrait pas beaucoup plus pour la rendre complètement végétarienne). Les souvenirs semblent être de moins bonne qualité que ceux que nous...
Prendre le bus nous permet de traverser la campagne Cambodgienne, la campagne si chère aux khmers, principale source de survie. Les maisons en bois, surélevées, bordent la route tandis que les champs occupent l’espace derrière à perte de vue. Les buffles et les vaches paissent tranquillement ou travaillent aux champs. Cela ressemble beaucoup à la campagne birmane, mais il y a plus de bétail et, chose liée, des tas de foin, de forme conique, qu’on ne trouve pas au Myanmar. Les villages aussi se ressemblent; il suffit d’ajouter une station service et un village birman se transforme en village cambodgien....
Dès notre arrivée à Phnom Penh, nous avons ressenti un choc. Partis le matin de Yangon, en escale dans le délire commercial de l'aéroport de Bangkok, nous pensions atterrir dans une ville plus ou moins comparable à Yangon. Et pourtant la ville, sans être riche, nous a paru mille fois plus développée. Pas juste 30 minutes de décalage horaire mais presque 30 ans de décalage économique, et pourtant Phnom Penh n'a pas été à la fête depuis 30 ans. Il faut dire aussi que Phnom Penh affiche des signes d’incohérence visibles. Malgré la pauvreté du Cambodge où la plupart de la population est paysanne et...