Parti bien en retard, notre bus pour Phnom Penh est arrivé juste comme il faut 6 heures après, bien en retard. C'est dommage car nous avions prévu de remplir l'après-midi en faisant un marché pour acheter des souvenirs. Nous fonçons donc à l'hôtel pour déposer les bagages et reprenons un tuk-tuk pour le marché russe qui va bientôt fermer. Plein de petites allées comme d'habitude, dans lesquelles Virginie évite celles dédiées à la viande et au poisson (il n'en faudrait pas beaucoup plus pour la rendre complètement végétarienne). Les souvenirs semblent être de moins bonne qualité que ceux que nous...
Prendre le bus nous permet de traverser la campagne Cambodgienne, la campagne si chère aux khmers, principale source de survie. Les maisons en bois, surélevées, bordent la route tandis que les champs occupent l’espace derrière à perte de vue. Les buffles et les vaches paissent tranquillement ou travaillent aux champs. Cela ressemble beaucoup à la campagne birmane, mais il y a plus de bétail et, chose liée, des tas de foin, de forme conique, qu’on ne trouve pas au Myanmar. Les villages aussi se ressemblent; il suffit d’ajouter une station service et un village birman se transforme en village cambodgien....
Dès notre arrivée à Phnom Penh, nous avons ressenti un choc. Partis le matin de Yangon, en escale dans le délire commercial de l'aéroport de Bangkok, nous pensions atterrir dans une ville plus ou moins comparable à Yangon. Et pourtant la ville, sans être riche, nous a paru mille fois plus développée. Pas juste 30 minutes de décalage horaire mais presque 30 ans de décalage économique, et pourtant Phnom Penh n'a pas été à la fête depuis 30 ans. Il faut dire aussi que Phnom Penh affiche des signes d’incohérence visibles. Malgré la pauvreté du Cambodge où la plupart de la population est paysanne et...