Chine - Un long voyage commence par un (faux-) pas
Le passage en Chine est assez rapide. Les visas sont vite vérifiés et on peut noter la qualité de service du fonctionnaire en charge grâce à un petit boîtier avec des petits boutons qui sourient ou qui ne sont pas contents. En revanche, l’étape bagages est plus laborieuse. Ils sont passés au scan et l’officier ouvre et inspecte tous nos sacs. Nous devons tout sortir car il cherche quelque chose de bien particulier. Il fait des aller-retour entre son scan et nos sacs jusqu’à ce qu’il localise notre Lonely Planet Chine. Une fois trouvé, il le confisque. Taiwan y est décrite comme une nation indépendante...
Effectivement, nous nous sommes réveillés un peu tard pour prendre nos billets de train. Nous n’avions pas pris en compte les vacances scolaires françaises, ni le fait que la saison touristique de Sapa bat son plein (les rizières sont vertes). Le mercredi soir, il ne restait plus de places dans les trains avant samedi soir! Nous voulions un train le vendredi soir afin de nous rendre au marché de Sapa, comme tout le monde. Nous aurions peut-être pu tenter de prendre une place dans les trains de luxe privés. L’achat des billets avec une caissière parlant quelques mots se révèle ardu. Elle nous affirme...
Après l'escapade en baie d'Halong, nous revenons assez épuisés par la nuit au diesel. Nous consacrons tout de même le jeudi à l'exploration des 36 rues de nouveau et faisons quelques achats de souvenirs. Les maisons ressemblent à des containers de bateau. 3 m de large et 2,5 m de haut, très profonds, fonctionnels. De petits couloirs ou des ruelles permettent d'accéder aux pièces successives de l'arrière, à de petites cours. Les containers sont entassés les uns sur les autres, 2 ou 3 maximum. Dans les pièces de devant, les passants voient la boutique ou la pièce à vivre avec une couchette, de l'eau...
A 8 heures du matin, nous faisons route vers la baie d'Halong. Il y a évidemment des riziẻres ả perte de vue, et, plus étrange, des tombes au milieu des rizières et des vendeuses de pain en bord de route. A mesure que nous progressons, nous croisons aussi d'affreuses usines thermiques. Il y a aussi des mines de charbon ả ciel ouvert. 7 heures de route aller-retour laissent plus de temps qu’il n’en faut pour apprécier la conduite locale. Quelques principes simples la gouverne, en l’absence de règles. 1 - Il faut toujours garder à l’esprit le mépris de sa propre sécurité et de celle d’autrui. Le...
Notre arrivée à Hanoi a été plutôt calme car nous avions négocié un taxi gratuit avec notre hôtel choisi le matin même. Pas de stress du taxi à la commission donc! Notre chambre familiale dans le vieux Hanoi n’est pas mal, loin du bruit au 4ème côté cour (sans ascenseur si je peux rajouter un petit bémol). Nous traînons un peu ce dimanche matin car nous n’avons que le temps de faire l’école avant notre rendez-vous avec la famille Cagnard. Les Cagnard de Hanoi, ce sont Stéphanie et Marc, entourés de Paul, Louis, Adrien et Alexandre. Ce sont les cousins de la famille Pelet de Léguevin (Claire et...
A l’arrivée à Hué, je vous passe les arnaques combinées taxi gratuit-payant + hôtel qui a le même nom mais qui n’est pas le bon. Bizarrement, on se fait quelquefois encore avoir et on y laisse quelques dollars, de l’énervement et quelques minutes. Nous reprenons nos sacs et finissons de traverser la ville à pied. Trop de taxis dans cette ville, de motos avec chauffeur, de cyclo-pousses, … Certaines motos ou cyclo-pousses n’hésitent pas à nous demander si nous voulons monter à 4 avec les valises. Il y en a même un qui, nous voyant suant avec les valises, nous propose d’aller vite faire la visite...
Nous quittons Hoi An pour Da Nang en nous acquittant des 18 $ réglementaires pour le taxi. Nous espérions que notre hôtel ne ferait pas partie de la conspiration mais c'était mal le connaître. Nous lui avions demandé le prix de billets de train pour Hué et ils nous annonçaient 50$ pour 4 contre 40$ pour les agences en ville. Arrivés à la gare de Da Nang, nous achetons les billets pour 9$ dollars en tout. Si ça se trouve, quand on achète les billets à l'hôtel, les billets doivent prendre un taxi pour Hoi An! Nous prenons le train de midi et nous doutons du service à bord. Déjà qu'un sandwich SNCF...
La petite ville de Hoi An se trouve à 35 kilomètres au sud de Da Nang, 3ème ville du pays, en plein centre du Vietnam. A l'aéroport règne un petit racket en règle, avec prix fixe des taxis à 18$ pour 30 minutes de route. La route permet de longer une des très belles baies du monde, malheureusement invisible derrière les chantiers d'immenses palaces en construction. Nous dépassons aussi la montagne de marbre. Notre hôtel nous fournit un accueil glacial mais une belle grande chambre. La piscine aussi est glaciale et ça c’est un gros malheur! Finie la baignade avant l’Indonésie, il va faire trop froid...
Bonjour le Vietnam! Voilà un pays à l’encontre duquel nous avions quelques réticences! Tant de voyageurs nous ont mis en garde contre le caractère difficile des Vietnamiens avec les touristes que nous ne savons plus quoi attendre. Saigon ou Ho Chi Minh est souvent décrite comme une mégalopole bruyante et éreintante alors nous avons prévu d’y rester le moins longtemps possible. A l’arrivée, nous sommes agréablement surpris. Nous prenons un hôtel à 100 mètres de l’arrivée du bus, dans le centre routard de la ville, nous déposons bien vite nos bagages et nous partons manger. Nous nous régalons d’un...
Parti bien en retard, notre bus pour Phnom Penh est arrivé juste comme il faut 6 heures après, bien en retard. C'est dommage car nous avions prévu de remplir l'après-midi en faisant un marché pour acheter des souvenirs. Nous fonçons donc à l'hôtel pour déposer les bagages et reprenons un tuk-tuk pour le marché russe qui va bientôt fermer. Plein de petites allées comme d'habitude, dans lesquelles Virginie évite celles dédiées à la viande et au poisson (il n'en faudrait pas beaucoup plus pour la rendre complètement végétarienne). Les souvenirs semblent être de moins bonne qualité que ceux que nous...
Prendre le bus nous permet de traverser la campagne Cambodgienne, la campagne si chère aux khmers, principale source de survie. Les maisons en bois, surélevées, bordent la route tandis que les champs occupent l’espace derrière à perte de vue. Les buffles et les vaches paissent tranquillement ou travaillent aux champs. Cela ressemble beaucoup à la campagne birmane, mais il y a plus de bétail et, chose liée, des tas de foin, de forme conique, qu’on ne trouve pas au Myanmar. Les villages aussi se ressemblent; il suffit d’ajouter une station service et un village birman se transforme en village cambodgien....
Dès notre arrivée à Phnom Penh, nous avons ressenti un choc. Partis le matin de Yangon, en escale dans le délire commercial de l'aéroport de Bangkok, nous pensions atterrir dans une ville plus ou moins comparable à Yangon. Et pourtant la ville, sans être riche, nous a paru mille fois plus développée. Pas juste 30 minutes de décalage horaire mais presque 30 ans de décalage économique, et pourtant Phnom Penh n'a pas été à la fête depuis 30 ans. Il faut dire aussi que Phnom Penh affiche des signes d’incohérence visibles. Malgré la pauvreté du Cambodge où la plupart de la population est paysanne et...
Le 30 mars, jour de notre départ, le Myanmar subit un changement de régime, peut-être sans importance. Officiellement, après 19 ans d'exercice, la junte, connue sous le nom de Conseil National pour la Paix et le Développement, a été dissoute pour assurer la transition vers un régime politique civil (non militaire). Le Général Than Shwe s'est retiré et l'ancien Général Thein Sein est devenu président de la nation, dirigeant un cabinet de 30 ministres composés en majorité des anciens militaires! Néanmoins, Thein Sein serait l'un des moins corrompus de l'ancien régime. Il était jusqu'à présent premier...
La deuxième manche qui nous oppose à Yangon commence semble-t-il à notre avantage. Nous échappons au racket des porteurs de l'aéroport, nous négocions bien le taxi pour nous emmener en ville, il fait beau. C'est une revanche écrasante mais nous ne fanfaronnons pas car nous sommes beaux joueurs. Portés par notre début de partie, nous jugeons le premier hôtel où nous nous arrêtons trop cher pour les prestations. Il est pourtant central, donc pas loin de l'aéroport pour demain matin, propose 4 lits, possède un restaurant et internet gratuit (très rare). Mais il est fermé à la négociation et affiche...
Le temps à Yangon ne nous avait pas permis de vraiment apprécier la ville (si c’est possible). A Mandalay, c’est la maladie qui nous a restreints mais nous avons quand même pu nous échapper et goûter aux environs. A Bagan, nous avons laissé derrière nous les derniers soucis et nous avons pleinement apprécié la magie du lieu. A Kalaw, nous avons repris des forces et nous avons pu nous aventurer plus loin dans la campagne. Partout, les birmans ont été enchanteurs. Malgré les petits soucis, nous sommes ravis de cette étape en Birmanie et nous savons que nous y reviendrons, mieux préparés pour sortir...
Il faut 45 minutes pour atteindre l’aéroport de Hého et moins de 5 minutes pour se faire arnaquer correctement. L’aéroport se trouve loin de toute ville intéressante et n’offre aucun transport en commun. Les taxis rôdent et fixent la peine. Kalaw, 35 dollars non négociable. Sinon, vous pouvez marcher; attention ça monte. Le double du prix pratiqué dans l’autre sens (village - aéroport). La route, enfin le chemin, monte effectivement et le trajet dure une heure, à fond dans les ornières, klaxon en continu, poussant les motos dans les fourrés et les camions dans les fossés. Il faut oser c’est tout....
La région archéologique de Bagan se situe au centre ouest du Myanmar, au bord de l’Irrawaddy. Elle s’étend sur une surface équivalente à l’île de Manhattan. Sa splendeur date de l’époque où le roi Bamar Anawratha, sous l’impulsion du moine Shin Arahan, envoyé par Manuha le roi des Mon de Thaton, convertit son royaume des croyances hindous et Bouddhistes Mahayana (le Grand Véhicule, mais ça je l’ai déjà dit!) au Bouddhisme Theravada, qui caractérise le Myanmar encore aujourd’hui, comme les autres pays du large Siam. Nouvellement converti et plein de ferveur, le roi Anawratha envoya son armée vers...
Lever 4h00. Notre hôtesse nous a gentiment préparé un petit-déjeuner. Nous roulons dans le taxi fenêtres ouvertes pour enlever la buée. Malgré la fraicheur et la pluie qui le mouille, Louis se rendort. Le taxi roule à 2 km/h dans le noir, sans phares parce qu’ils ne marchent pas. Aux croisements, c’est la chance qui décide s’il y a accident ou pas. Nous arrivons en retard à l’aéroport et c’est la désorganisation totale pour l’enregistrement. 4 personnes papillonnent autour des valises et des billets, essayant de traiter 2 dossiers en même temps mais prenant 10 fois plus de temps. C’est la frénésie...
Encore un choc à l’arrivée! Cela fait une semaine qu’il pleut à Yangon, la température a perdu 15 degrés, il fait une vingtaine de degrés contre les 38°C de Bangkok. Notre hôtel a envoyé quelqu’un nous chercher à l’aéroport donc la sortie s’opère très rapidement et nous voilà vite … coincés dans un embouteillage. C’est marrant, la junte a réinstauré la conduite à droite en une nuit dans les années 70 mais 80% des voitures sont faites pour la conduite à gauche (elles ont plus de 40 ans) et cela rend les dépassements acrobatiques. La ville a l’air un peu décrépie mais la pluie n’aide pas. Nous verrons...
Nous partons demain pour le Myanmar (la Birmanie) et les connexions internet ne sont pas faciles quand elles sont autorisées. Nous y resterons 15 jours puis irons directement au Cambodge le 30 mars. Je suis en retard sur le blog (il me manque l'article sur Chiang Rai) et cela risque de ne pas s'améliorer en Birmanie. Vous risquez de ne rien voir pendant 15 jours et je sens vos larmes monter. Cela me peine de vous voir pleurer pour cela alors que vous avez repris des nouilles en regardant les images du tremblement de terre au Japon ou la défaite de la France au rugby! Accrochez-vous et vous serez...